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L'opposition accuse Damas de provoquer les tensions religieuses

الشروق أونلاين
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L'opposition syrienne a accusé mercredi le président Bachar al Assad de monter les communautés religieuses les unes contre les autres pour saper le mouvement en faveur de la démocratie.

 Emadeddine el Rachid, du Congrès du salut national, a affirmé que les Syriens ne répéteraient pas les erreurs de l’Irak voisin, où chiites et sunnites sont entrés en guerre après la chute de Saddam Hussein, en 2003.

“La Syrie ne suivra pas le chemin de l’Irak”, a-t-il dit à Istanbul. “Tous les Syriens veulent l’unité de la nation syrienne.”
Assad est contesté depuis le mois de mars par la rue qui réclame des réformes démocratiques. Les premières violences confessionnelles ont eu lieu ce week-end à Homs entre des alaouites, la minorité religieuse du président syrien, et des opposants sunnites.
“Le régime est derrière les affrontements religieux de Homs. Il distribue des armes à une partie de la population pour provoquer ces tensions entre groupes religieux”, a dit Rachid.
L’alaouisme est une branche du chiisme. Les alaouites sont en minorité dans la Syrie sunnite mais occupent les plus hautes fonctions, notamment dans l’armée. Cependant, une partie de l’opposition laïque est dirigée par des alaouites.
“Nous travaillerons toujours pour l’unité de la nation syrienne, avec ses différentes religions et nous protégerons leur identité, leurs droits et l’égalité des chances”, a dit Fedaa Majouz, un dirigeant du Congrès. Le Congrès du salut national voulait organiser deux conférences samedi dernier, l’une à Istanbul et l’autre à Damas, pour tenter de fédérer l’opposition en Syrie et en exil. Seule la réunion d’Istanbul a pu avoir lieu en raison de la répression à Damas.

 

 

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