L’opposition juge le pouvoir en place sur la corruption
La réunion de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd) s’est transformée en audience au cours de laquelle le pouvoir est jugé sur bon nombre de scandales, dont l’autoroute Est-Ouest, El Khalifa et Sonatrach portés devant la justice.
Les participants à la réunion de la Cnltd, à savoir le président du MSP, Abderrazak Makri, le secrétaire général du Mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, le président du FJD, Abdallah Djaballah, le secrétaire général du RCD, Mohcine Belabbès, le président de Jil Jadid, Djilali Sofiane, l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour sont unanimes pour dire que le pouvoir assume la responsables des scandales de corruption qui ont affaibli dramatiquement l’économie nationale.
Réunis mardi au siège du FJD à Baba Hacène à Alger, les différents intervenants s’accordent à dire que « la corruption en Algérie est devenue un phénomène généralisé qui touche l’ensemble des secteurs et que les corrompus demeurent un fardeau qui pèse lourdement sur la société algérienne », ainsi qu’à accuser le système de « manque de sérieux dans le traitement des causes de la corruption et tout ce qu’il fait n’est que manœuvres et traitement superficiels dont le but est de détourner l’opinion publique avec des promesses vides de sens et des propos qui la rendent plutôt forte que de la combattre ».
« Aujourd’hui, la corruption en Algérie se manifeste sous différentes manières et sous divers aspects, et ce en raison du système corrompu et des responsables corrompus », ont-ils écrit dans un communiqué sanctionnant les travaux de la réunion de la Cnltd.
« Ce qui rend la corruption plus profonde encore, c’est bien le despotisme et la discrimination que le système tende de généraliser à l’ensemble de la société », note le communiqué de la Coordination.
La Coordination attribue également la propagation de la corruption à « l’absence de contrôle de l’administration… », ce qui fait que la gouvernance en Algérie devient un « moyen pour atteindre ses objectifs, s’enrichir et piller des milliers de milliards de l’argent public ».
Pour la Coordination, les pratiques du pouvoir sont contraires aux valeurs démocratiques qui font de lui « un parrain de corruption qui menace l’Etat algérien tout entier ».