L’opposition veut des manifestations de rue
La Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (Cnltd) compte désormais sur l’appui du peuple pour parvenir à une transition démocratique, telle que souhaitée.
Réunis au siège du Mouvement de la société pour la paix (MSP), les leaders de la Coordination ont appelé les citoyens à porter un regard sur la situation du pays et adhérer à leur initiative afin de faire plier le pouvoir et l’amener à se mettre à la table d’un dialogue sérieux.
Pour que son message soit plutôt audible, l’instance de consultation et de suivi n’écarte pas d’entreprendre d’autres démarches, telles que les manifestations de rue pour se faire entendre. Sur ce sujet, elle a exposé son message, dimanche, devant la presse à transmettre au peuple algérien, tout en réaffirmant son droit d’utiliser les salles, la rue pour exprimer sa position, notamment les espaces publics qui s’ouvrent, selon elle, uniquement lors des fêtes et ferment ses portes quand il s’agit d’une action politique.
Dans le même sillage, la Cnltd a pris à témoin, à travers un message adressé au peuple, l’opinion publique sur la dangerosité de la situation qui prévaut dans le pays et la nécessité d’aller vers un changement démocratique.
A cet égard, le fervent défenseur des droits de l’homme, Ali Yahia Abdenour a insisté sur le choix des personnes en mesure de réaliser le changement.
De son côté, l’ancien diplomate algérien et un des membres en charge de rédiger le message, Abdelaziz Rahabi a dit que la plateforme de Mazafran ne puisse porter ses fruits qu’avec le soutien du peuple, en appelant le pouvoir à ne pas exploiter cette revendication à des fins politiques, ce qui constitue, à ses yeux, un sérieux danger sur la démocratie.
Par ailleurs, Rahabi a ajouté que le pouvoir désirait bloquer le champ démocratique, ce qui entraîne, selon lui, un vide politique.
L’instance a, pour sa part, pressenti que le pouvoir néglige son appel adressé au peuple et ne prenne pas en considération les revendications qui y sont incluses, qu’elle considère également comme celles du peuple.
La Cnltd n’a pas manqué encore une fois de critiquer le pouvoir et de condamner sa politique d’oppression en empêchant des partis politiques exerçant en toute légalité d’organiser des festivités à Alger à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.
La Coordination a également souligné le verrouillage de toutes les voies par le pouvoir en place, affirmant toutefois leur détermination de descendre dans la rue au côté du peuple pour exprimer pacifiquement leur position, à savoir la transition démocratique, si les pouvoirs publics autorisent leur action.