Louisa Hanoune : « Djaballah a remis ses lettres de créances aux Américains, le FLN et le RND ont trahi le chef de l’État »
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a vivement critiqué le président du Parti pour la justice et la liberté (PLJ), Abdallah Djaballah ayant rencontré les deux ambassadeurs Français et Américain et qui a déclaré à Echorouk qu'il serait prêt à remettre ses lettres de créances.
Invitée hier à l’émission, “” L’invité de la rédaction “” de la Chaîne III de la Radio nationale, Louisa Hanoune s’est étonnée du cas de Abdallah Djaballah : « Il déclare qu’il aura la majorité alors qu’il n’a pas même pas encore de parti. Ignore-t-il que les Algériens ont beaucoup souffert lors de la Tragédie nationale ? Alors, pourquoi cherche-t-il à prendre le pouvoir avec la volonté franco-americaine ? »
Quant à la montée en puissance de l’islamisme dans la région, Mme Hanoune a expliqué que ça ne présente aucunement la volonté des peuples, mais plutôt l’exécution de la volonté d’un plan de l’Occident. D’ailleurs, cela se résume par « la réunion du chef de la diplomatie française au printemps dernier avec les chefs de courants islamistes de la région pour leur donner des garanties en disant : surprenez-nous et on vous surprendra. Tout comme la secrétaire d’ État américain, Hillary Clinton qui encourageait les pays arabes à adopter le modèle turc, qui n’a aucun rapport avec l’Islam. Son application, veut dire le renforcement des bases de l’Otan et céder le champ à la privatisation barbare », a-t-elle soutenu.
« Les islamistes soit au Maroc ou en Tunisie, ne représentent pas la majorité de la population voire même moins de la moitié. Leur victoire dans ces deux pays dû à l’absence d’un équilibre sur la scène politique », a-t-elle ajouté.
Les critiques de la secrétaire générale du PT, n’ont pas épargné les deux partis de l’Alliance présidentielle, à savoir le vieux parti du FLN et celui du RND, lesquels se sont opposés au Parlement à certains articles qui avaient déjà été adoptés lors du Conseil des ministres.
Mme Hanoune allait jusqu’à qualifier cela de « trahison à l’égard du Président Bouteflika », la position des partis de l’Alliance lors du vote des lois sur les réformes annoncées par le chef de l’ État.
« Le Front de libération nationale (FLN) soutenu par le Rassemblement national démocratique (RND) ont commis un crime éthique pour avoir accepté les réformes du président de la République et par la suite ils s’opposaient à certains articles soumis au vote au niveau du Parlement », a-t-elle indiqué.
« Le président de la République Abdelaziz Bouteflika demandera une seconde lecture sur les réformes, lors d’une réception organisée à l’occasion du 1er Novembre. De ce fait, nous sommes devant des échéances électorales historiques par leur particularité contrairement aux échéances précédentes », a-t-elle conclu.