Lutte anti-Aqmi: des militaires algériens dans le nord du Mali
Des militaires algériens se trouvent dans le nord du Mali pour “apporter assistance” à l'armée malienne dans la lutte “contre l'insécurité et le terrorisme”, a appris mardi l'AFP de source militaire malienne, de source diplomatique et auprès de témoins dans la région.
“Des militaires algériens séjournent actuellement dans le nord du Mali pour apporter assistance à l’armée malienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité”, a déclaré un haut-gradé de l’armée malienne sous couvert de l’anonymat.
Il n’a pas souhaité préciser le nombre de militaires algériens, ni donner de détails sur la durée de leur présence dans cette région, ni préciser la nature de l’assistance qu’ils apportent à l’armée malienne.
“Nous savons que c’est une équipe d’instructeurs d’au moins 15 personnes, parmi lesquels figurent des officiers”, a affirmé une source diplomatique.
Des douaniers qui patrouillent dans le nord malien ont par ailleurs indiqué avoir vu mardi “un convoi de véhicules” transportant ces militaires algériens quitter de la ville de Kidal (nord-est) pour celle de Tessalit, également dans le nord-est, près de la frontière algérienne.
Le Mali, avec d’autres pays de la bande sahélo-saharienne – Algérie, Niger, et Mauritaniee – est confrontée à une insécurité croissante liée aux activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et à l’afflux d’armes, y compris lourdes, issues du conflit libyen.
Aqmi opère dans cette vaste zone où elle a multiplié, depuis ses bases du nord malien, attentats, enlèvements d’Occidentaux et trafics divers, y compris la drogue.
Au total, douze Européens, dont six Français, sont retenus dans le Sahel par Aqmi et un groupe présenté comme dissident, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, jusqu’alors inconnu.
Une réaction algérienne n’a pu être obtenue de source officielle mardi matin à Alger.