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Lutte antiterroriste: un front algéro-tunisien contre Daech

الشروق أونلاين
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La coopération sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie a été mise en avant après l’attentat terroriste qui a cible la ville de Ben Guerdane, dans l’extrême-sud de la Tunisie.

Et partant, les forces sécuritaires tunisiennes se sont montrées exemplaires dans leur riposte face à ces attaques qui s’est soldée par la mort de 36 terroristes et l’arrestation de 7 autres. 

Evoquant les attaques terroristes survenues lundi dans la ville de Ben Guerdane, dans l’extrême-sud de la Tunisie, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, salué «l’efficacité et le professionnalisme» des forces de sécurité tunisiennes qui ont réussi à mettre en échec «une tentative des terroristes de faire des ces attaques un coup médiatique». 

En outre, il a rappelé, à ce propos, que l’Algérie a toujours été aux avant-postes en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, mettant plus particulièrement l’accent sur le rôle des forces de l’ANP et des autres corps de sécurité dans le combat contre ce phénomène transnational. 

Interrogé, par ailleurs, sur la crise libyenne, le chef de la diplomatie algérienne a estimé que son règlement est entre les mains des frères libyens.  

«Certes, il y a des divergences entre les différentes parties libyennes, mais cela ne doit les empêcher d’œuvrer pour une résolution de cette crise et former un gouvernement consensuel», a-t-il soutenu.  

M. Lamamra a appelé, à cet égard, les Libyens à transcender leurs divergences et à constituer un front national en vue de parvenir à un règlement définitif de la crise qui secoue leur pays.   

Par ailleurs, dans ce sens, le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, a souligné plus d’une fois que la solution de la crise libyenne passe par un accord politique, rejoignant ainsi la position de l’Algérie.

De même, le ministre des Affaires étrangères tunisien a réitéré les même propos lors de sa dernière visite en février dernier indiquant qu’il existe une coordination sécuritaire efficiente entre les deux pays frontaliers et une «convergence de vues en ce qui concerne la meilleure façon de résoudre la crise libyenne loin de toute intervention militaire».

Dans le même contexte, le ministre de la Défense tunisien,  dans une précédente déclaration, a affirmé que son pays ne soutiendrait militairement aucune intervention étrangère et que la solution est politique.

La situation géopolitique et géostratégique impose aux deux pays une plus grande coordination sécuritaire et militaire en raison de la prolifération de bandes terroristes en Libye et une plus grande vigilance devant les ambitions des va-t-en-guerre occidentaux qui se concurrencent pour s’accaparer les richesses de ce pays.

 

 

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