Lutte contre la négligence au sein de la police: des poursuites judiciaires au lieu du conseil de discipline pour tout agent ayant égaré son arme
Hamel a justifié l’instruction écrite adressée à toutes les directions de la sûreté et les commissariats, par le danger que représentent les armes égarées et la crédibilité des agents mise en doute pour irresponsabilité, insouciance et négligence.L’instruction de Hamel, qui s’inscrit dans le volet des mesures organisationnelles, telle l’obligation de porter l’uniforme durant le service et les missions officielles ainsi que l’utilisation rationnelle des équipements à commencer par les voitures, vise à conférer de la discipline dans le comportement des agents et déterminer les responsabilités.
- Le directeur général de la sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, a décidé que désormais, des poursuites judiciaires systématiques seront engagées à l’encontre de tout agent de police ayant égaré son arme, au lieu de le passer en conseil de discipline.Les sources d’Echorouk indiquent que l’instruction du général-major Abdelghani Hamel a été édictée par la perte par les agents et même des responsables de la sûreté nationale de leur arme de service, phénomène auquel il faut mettre un terme. De son vivant, feu Ali Tounsi à la tête du même corps a émis une instruction où il évoquait le problème. Abdelghani Hamel a choisi les poursuites judiciaires à la place du conseil de discipline après une première audition à l’enquête préliminaire au niveau du service dont dépend l’agent concerné. C’est un pas vers la sanction pénale au lieu de se contenter de la sanction administrative. Hamel a justifié l’instruction écrite adressée à toutes les directions de la sûreté et les commissariats, par le danger que représentent les armes égarées et la crédibilité des agents mise en doute pour irresponsabilité, insouciance et négligence.L’instruction de Hamel, qui s’inscrit dans le volet des mesures organisationnelles, telle l’obligation de porter l’uniforme durant le service et les missions officielles ainsi que l’utilisation rationnelle des équipements à commencer par les voitures, vise à conférer de la discipline dans le comportement des agents et déterminer les responsabilités. Le général-major a introduit des modifications dans les manières de dresser les barrages, ce qui doit impérativement être fait sous l’égide d’un responsable gradé régulièrement présent à leur niveau, fussent-ils permanents ou mobiles. Une autre instruction de Hamel concerne l’interdiction pour les agents et les cadres de sortir du territoire national sans autorisation dument signée par lui-même.Les modalités d’organisation des concours de recrutement ont également été amendées, les dossiers devant être déposés au niveau de la direction des ressources humaines.Nos sources ont déclaré qu’en dépit de l’adhésion de la majorité à la décision du premier responsable de la sûreté de poursuivre les agents et les cadres qui auront égaré leur arme, au vu du danger que représente le phénomène, cette même décision a suscité l’étonnement et d’aucuns estiment son application difficile. Le conseil de discipline implique des sanctions administratives dans le cadre de la négligence dans l’accomplissement du devoir professionnel. Mais les poursuites judiciaires induisent le problème d’adaptation de l’affaire.
- Les informations émanant de la direction générale de la sûreté nationale assurent que la décision du général-major Hamel, pour celui qui égare son arme même si la perte est momentanée, s’appuie sur les statistiques et les chiffres effarants qui prouvent le danger du phénomène ainsi que l’irresponsabilité de l’agent et le degré de négligence dans sa fonction et de son engagement. Sans citer le scandale de la vente à un propriétaire de bar, de 31 pièces volées de la direction de la sûreté d’Alger, et le vol de matériel à la caserne de Bachdjerrah.