Français

Lutte contre le terrorisme et le haschich: Rabat boude la réunion d’Alger!

الشروق أونلاين
  • 1511
  • 0
Archives

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a négligé la réaction affichée par les autorités marocaines vis-à-vis de ses propos tenus la semaine dernière, non sans tacler en revanche les autorités françaises au sujet du versement de rançons contre la libération de “Pierre Camatte”, enlevé par Al-Qaïda au nord du Mali.

Le ministre a assisté à la 1e réunion plénière du groupe de travail du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l’Afrique de l’Ouest, et prononcé son allocution d’ouverture sur les voies de lutte contre le phénomène de terrorisme avant de quitter la salle sans pour autant revenir sur la guerre diplomatique et médiatique menée par le Maroc contre l’Algérie, il y a deux jours.

Si plusieurs pays de différents continents ont pris part à ce Forum, le fait marquant fut sans doute l’absence de représentants marocains, ce que les observateurs ont considéré comme étant une réaction aux déclarations de Messahel qui n’ont pas été du goût du royaume chérifien.

En effet, le chef de la diplomatie algérienne a employé un langage diplomatique lors de son intervention devant l’assistance, non sans tacler certains pays accusés de commercialiser le haschich ainsi que ceux qui désobéissent la résolution des Nations unies criminalisant le paiement de rançon aux groupes terroristes contre la libération d’otages.

Don son discours, le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie à coopérer avec la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant que l'”Algérie qui a durement souffert dans les années 90 de ce fléau du retour des combattants terroristes étrangers (CTE), maintient un haut niveau de vigilance à l’intérieur de son territoire et sur toutes les frontières et réitère sa disponibilité à renforcer sa coopération frontalière et policière avec l’ensemble des pays de la région”.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur la nécessité de “travailler ensemble au tarissement des multiples sources de financement du terrorisme dans cette région de l’Afrique de l’Ouest, sources parmi lesquelles la prise d’otages contre rançons, le crime organisé transnational sous ses différentes formes, l’exploitation aujourd’hui très juteuse des réseaux de migration illégale, d’armes et de drogue (cocaïne, héroïne et surtout Haschich) ainsi que la traite des êtres humains et le blanchiment d’argent, drainent des sommes considérables qui permettent aux groupes terroristes de disposer  d’importants moyens financiers pour alimenter, poursuivre et étendre à de nouveaux pays leur activisme criminel”.

“L’Algérie continuera à soutenir la criminalisation par l’ONU du paiement des rançons contre la prise d’otage et toutes les actions tendant à l’assèchement des différentes sources de financement du terrorisme”, a affirmé le chef de la diplomatie algérienne.

Si le ministre n’a pas cité nommément des pays, mais il ne s’est pas empêché de faire passer des messages implicites aussi bien au Maroc qu’à la France, en visant le premier par sa confirmation quant à la lutte contre le phénomène de “haschich”.

En outre, il aurait fait allusion aux autorités hexagonales quand il est revenu sur l’assèchement des sources de financement du terrorisme dans la région de l’Afrique de l’Ouest, dont celle provenant du paiement de rançons contre la libération d’otages, sachant qu’un otage français, Pierre Camatte a été remis en liberté après qu’une rançon aurait été versée à ses ravisseurs (Al-Qaïda).

مقالات ذات صلة