Maâlaoui Rachid, président du Syndicat national du personnel de l’administration publique (Snapap) : « La marche du 12 février est maintenue que le veuille ou non le ministère de l’Intérieur»
En dépit de l’interdiction, par les pouvoirs publics, d’organiser toute forme de rassemblement populaire ou marche, dans la Capitale, Rachid Maâlaoui, président du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), a affirmé que son syndicat maintiendra la marche populaire, prévue le 12 février prochain au niveau d’Alger.
Maâlaoui, membre fondateur de la Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC), en activité depuis 19 ans, demande la levée de l’état d’urgence. Contacté par Echorouk,il a affirmé que: «la manifestation est maintenue». Il a d’ailleurs fait allusion à la déclaration de Ould Kablia ,ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales,qui a assuré, lundi, que toute marche à Alger est interdite et que même si l’un des partis de l’Alliance présidentielle formulera la demande, demain, d’organiser une marche, elle sera également interdite. Notre interlocuteur, s’est interrogé : «Quand est-ce que le système a autorisé l’organisation d’une marche, pour qu’il nous autorise aujourd’hui ?» Il a ainsi expliqué que les pouvoirs publics n’ont autorisé que 2 marches dans toute l’histoire de l’Algérie contemporaine. La première, étant en 1989, illustrée par le climat de démocratie qui s’était installé au lendemain de l’amendement de la Constitution. La deuxième, étant en 1991 au lendemain de l’annulation des élections. Depuis cette date, aucune autorisation n’a été délivrée, même des manifestations visant à soutenir le régime. Maâlaoui a déclaré : « Nous maintenons cette marche prévue pour le 12 février et même si les pouvoirs publics nous en empêchent, nous feront d’autres tentatives jusqu’à ce que notre but sera atteint». Ould Kablia a indiqué lors d’une interview accordée à notre confrère “Liberté” : «J’annonce en tant que ministre de l’Intérieur,que toute marche est interdite à Alger ».Et d’argumenter : «Aucun parti, ni association ne peut garantir le bon déroulement d’une marche et de maîtriser la situation ».Pour rappel, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, composée de partis politiques, des syndicats autonomes, des représentants de la société civile ainsi que des associations de défense des droits de l’Homme, a fixé la date de 12 février pour organiser une marche à Alger. Cette dernière a pour but de demander la levée de l’état d’urgence, d’ouvrir le champ des libertés, celui de la politique et de l’information, l’exercice des libertés individuelles et collectives..