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Makri: Après 51 ans d’attente…Wallah nous arriverons au pouvoir

الشروق أونلاين
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Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdarrezak Makri

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdarrezak Makri a appelé tous les partis politiques à une forte collaboration pour une meilleure performance sur la scène politique.

Rejoindre l’opposition est un « acte national et noble. Nous n’attendons pas de celui qui est au pouvoir ou autre de nous délivrer un certificat de nationalisme selon le degré de loyauté à lui », a affirmé Abderrezak Makri lors de sa locution prononcée en marge de l’ouverture des travaux de la session ordinaire du Majliss Echoura (conseil consultatif) de sa formation politique.

Le président du MSP a mis l’accent sur la nécessité de « garantir les libertés et la démocratie, dont nous sommes encore loin. Après 51 ans d’attente, nous n’avons pas vu s’ouvrir un horizon devant nous. Nous voilà alors déterminés de l’ouvrir à travers une lutte pacifique et efficace pour l’intérêt public et non pas celui des personnes…nous ne souhaitons pas blesser les personnes…nous allons lutter contre la corruption sans autant procéder à des règlements de comptes».  

Le successeur de Bouguerra Soltani a qualifié de « statique » la situation politique dans le pays, dont la maladie de Bouteflika l’a rendue davantage floue et instable. Cela, dit-il,  n’aurait pas affecté négativement l’action politique, si la question avait été traitée de manière transparente.

« Nos mœurs ne nous permettent pas d’entrer dans le débat sur l’état de santé du président, et ce par respect à sa famille et à sa personne. Nous n’avons pas en effet également à évoquer l’article 88 de la Constitutions car nous ne détenons d’éléments d’information sur son état de santé », a-t-il confié en s’interrogeant: « Les prochaines élections vont-elles être libres et transparentes? Seraient-elles une occasion pour la réforme et le changement? Y aura-t-il une démarche pour l’ouverture des perspectives politiques pour un changement démocratique?»   

Par ailleurs, le conférencier n’a pas manqué de s’attaquer aux pays occidentaux pour les pressions, selon lui, qu’ils exercent sur les mouvements islamiques.

En rappelant les dires de Cheikh Nahnah qui avait conseillé au FIS dissous de ne pas recourir à la violence et au pouvoir de ne pas procéder à l’arrêt du processus électoral au début des années 90, dont la  situation est similaire qui prévaut aujourd’hui en Egypte,  il a indiqué que Hamas avait pris part aux élections de 1995 et avait fait preuve de patience face à la fraude électorale. « Wallah nous arriverons  car Allah ne laisse pas perdre la récompense des patients. Notre détermination est aussi forte et les jours sont en notre faveur», a-t-il juré haut et fort.   

S’agissant de la situation des mouvements islamiques à travers le monde, Makri estime qu’il est « temps pour ces mouvements de changer de stratégie et il n’est plus nécessaire de se vanter de ce qui avait été réalisé par le passé ».

 

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