Makri réplique à Sellal: « L’armée n’est pas au service des hommes d’affaires»
Le chef de file du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a indiqué dimanche que l’institution militaire devrait accompagner la transition vers la souveraineté populaire et le consensus entre les différentes forces nationales.
« La transition de la gouvernance militaire vers la gouvernance d’hommes d’affaires est indésirable par les Algériens », a écrit Makri sur sa page facebook.
« Cette transition vers des hommes d’affaires comme Trump est le pire scénario qui pourrait arriver en Algérie», a-t-il indiqué en réponse à la déclaration du premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui estime que Donald Trump ait remporté l’élection présidentielle américaine grâce à ses efforts.
« Qu’entend Sellal par cela? Il pourrait éventuellement être interprété comme un message à l’adresse de l’institution militaire. C’est-à-dire Trump aurait fait la tête à l’institution qui fait les présidents aux États-Unis et s’est imposé grâce à son argent, et que ce scénario pourrait se produire en Algérie », s’interroge-t-il.
De l’avis du n°1 au MSP: « La transition vers le système capitaliste monstrueux à placer entre les mains d’un groupuscule d’hommes d’affaires signifie la propagation de la pauvreté. Dans un tel cas, l’armée sera utilisée par les hommes d’affaires comme moyen de réprimer les foules démunies pour admettre leurs conditions misérables et qui n’auront qu’à choisir entre pauvreté et sécurité », soutient-il.
« Je ne pense pas que l’armée accepte une telle mission. Elle représente l’Armée nationale populaire et n’appartient à aucun courant idéologique ou politique autre que le manifeste du 1er Novembre… », insiste-t-il.
« L’expérience a montré que la seule issue d’une sortie de crise réside dans la souveraineté populaire qui bâtit les vrais équilibres politiques et le consensus permettant de faire face aux éventuels dangers. Nous ne voulons pas de révolte contre l’institution militaire»,dit-il.
Concernant l’attitude de sa formation vis-à-vis du rôle de l’armée dans la vie politique, Makri dira sans ambages: « Nous voulons que l’institution militaire accompagne la transition vers la souveraineté populaire et le consensus entre les différents forces nationales».