Manifestation pour la langue française et la diversité linguistique à Paris
Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à une marche à Paris pour la défense de la langue française, à l'appel d'une trentaine d'associations culturelles et linguistiques qui dénoncent sa perte d'influence dans le monde diplomatique et des affaires.
Tout au long du parcours, les manifestants — 400 selon la police et 1.200 selon les organisateurs — brandissaient des pancartes proclamant entre autres:
“Eh! la France, ton français fout le camp” ou “On brade votre langue, on brade vos emplois”.
Les orateurs ont dénoncé l’influence grandissante de l’anglais dans les relations diplomatiques et commerciales.
“Nous sommes ici pour mener le combat de notre identité: celui qui méprise sa langue se méprise lui-même”, a lancé le député du parti au pouvoir UMP, Jacques Myard.
“La langue française en danger, c’est la nation qui est en danger”, a renchéri Nicolas Dupont-Aignan, président d’un petit parti de droite, déplorant l’attitude de certains responsables politiques qui s’expriment en anglais lors des réunions internationales.
Pour la communauté québécoise, “cernée par 300 millions d’anglophones”, aujourd’hui “le français est menacé, tout s’anglicise, même en France, les gens ne sont plus aussi fiers qu’ils étaient, ça menace toute la francophonie en réalité”, a jugé Anouk Dansereau, une manifestante québécoise.
Des représentants des États et des régions francophones participaient à cette marche.
Dans une Belgique “fracturée”, le français “est de plus en plus méprisé et bafoué” mais “la Wallonie a besoin à côté d’elle d’une France forte, d’une France fidèle, confiante en elle-même”, a plaidé le Président du Rassemblement Wallonie-France (RWF), Paul-Henry Gendebien, alors que la Belgique est depuis un an sans véritable gouvernement, en raison de divergences majeures entre communautés francophone et néerlandophone.