Marché de l’automobile: fin du monopole des marques françaises
Le ministère du Commerce a mis fin à l’ère du monopole des marques françaises dans le marché automobile en Algérie.
Et partant, au cours des trois dernières années la part de marché a diminué de 50%, où le ministère a plafonné les importations de véhicules à 15.000 véhicules par concessionnaire, ce qui représente 10% de la taille du marché automobile pour chacun.
Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, a signé aujourd’hui les licences d’importation de véhicules qui pourraient être récupérées par les concessionnaires retenus dès demain auprès des Directions du commerce des wilayas, a indiqué le directeur général du Commerce extérieur auprès de ce ministère, Saïd Djellab, sur les ondes de la Radio nationale, en ajoutant que le contingent quantitatif global a été fixé à 152.000 unités pour 2016 dans le cadre du dispositif des licences d’importation, entré en vigueur en janvier dernier.
Quelque 40 concessionnaires de véhicules ont été retenus pour bénéficier des licences d’importation sur les 80 postulants et que la facture de ces importations ne dépassera pas le milliard de dollars, austérité oblige.
Détaillant le processus du traitement des demandes des licences, M. Djellab a expliqué que le Comité chargé de leur délivrance avait pris en considération plusieurs critères dont essentiellement l’agrément du ministère de l’Industrie, le respect du cahier des charges et la situation fiscale.
Selon lui, le quota-plafond par concessionnaire de 15.000 unités/an a également été fixé en fonction des marques et des constructeurs ainsi que des pays de provenance des véhicules. Il a également fait savoir que les marques de véhicules autorisées à l’importation sont exclusivement celles contenues dans le cahier des charges régissant l’activité.
A rappeler que le dispositif des licences d’importation des véhicules concerne uniquement les véhicules touristiques et ceux du transport de personnes (dix personnes ou plus) et de marchandises. Les engins de travaux publics ainsi que les véhicules importés par des professionnels à titre individuel, c’est-à-dire pour le fonctionnement de leurs entreprises, ne sont pas soumis à ce régime d’importation.
Par ailleurs, la baisse des importations amorcée dès 2014, résulte des décisions prises par le gouvernement afin de mettre fin à l’emballement des ces importations et assainir le marché de l’automobile qui avait connu des dysfonctionnements notables et des pratiques illégales.
Parmi ces mesures, figurent les licences d’importation et un cahier des charges pour les concessionnaires, entré en vigueur en avril 2015, qui a réorganisé l’activité en imposant des règles relatives notamment au respect des normes de sécurité et de l’obligation d’importation auprès des constructeurs, tandis qu’un autre cahier des charges est en cours de préparation pour introduire l’activité d’investissement industriel par les concessionnaires dans la filière véhicules. Il convient de noter que les marques asiatiques sont les mieux loties en regard du quart de la quotepart des marques françaises.