Médicament: 51 opérateurs pharmaceutiques rayés de la liste des importateurs
Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamal Ould Abbès, a cédé aux pressions du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. En effet, ce dernier l’a contraint à reconnaître implicitement l’état « déplorable » du secteur de la santé en Algérie, notamment son côté pharmaceutique.
Ould Abbès a adopté le programme d’importation de médicaments et autres produits pharmaceutiques avant leur date habituelle, à savoir durant le premier trimestre de chaque année. Le ministre de la Santé a délivré les programmes d’importation des produits pharmaceutiques pour l’année 2012 à 69 opérateurs pharmaceutiques versés dans la production du médicament, contre 120 l’année dernière . Ainsi, 51 opérateurs ont été supprimés de la liste des importateurs de médicaments. A plusieurs reprises, il a accusé les importateurs de produits pharmaceutiques de spéculation, de gonfler leurs factures et surtout de prendre en otage les malades. Pour mettre un terme à ces agissements scandaleux, le ministre a promis d’assainir prochainement la liste des importateurs. « Désormais il n’y aura plus de spéculation », a-t-il déclaré mardi lors de son intervention à l’occasion de l’attribution des programmes d’importation des médicaments. Par ailleurs, Ould Abbès, a mis en exergue l’importance de ces programmes d’importation qui contribueront, selon lui, à enrayer le spectre de la pénurie qui a touché certains médicaments ces derniers temps. « L’objectif de la nouvelle stratégie mise en place par le gouvernement c’est d’organiser le marché des médicaments et d’assurer leur disponibilité », a expliqué le ministre. S’adressant aux opérateurs présents, Ould Abbès leur a rappelé qu’ils avaient un grand rôle à jouer dans l’édification de l’économie nationale, affirmant qu’il n’ y aura plus désormais de monopole de qui que ce soit sur le marché du médicament en Algérie. Le ministre de la Santé a indiqué qu’à la faveur des programmes d’importation, chaque producteur s’engage à importer les quantités autorisées dans les trois mois qui suivent la délivrance de ces programmes, conformément au cahier des conditions techniques à l’importation. L’importateur est tenu, en outre, à fournir mensuellement l’état de ses stocks commerciaux, a-t-il conclu.