Mehri a vendu sa voiture et loué sa maison pour soigner sa femme
Le défunt Abdelhamid Mehri a vendu sa voiture et loué sa maison pour soigner sa femme atteinte d’une maladie grave. Les services de la sécurité sociale ont refusé de prendre en charge les soins de l’épouse de l’infatigable militant et un des grands fils de l’Algérie.
C’est avec une grande tristesse que l’ancien ministre de l’Education nationale, Ali Ben Mohamed, s’est remémoré certains souvenirs avec son compagnon de combat, le défunt Abdelhamid Mehri. Abordant un des chapitres de la vie du militant infatigable, Si abdelhamid, Ben Mohamed a fait pleurer les présents. « J’ai lu dans la presse nationale que le Trésor publique algérien doit 620 millions de dollars aux hôpitaux français. En lisant cette nouvelle, je me suis demandé comment un aussi grand militant et digne fils d’Algérie (Abdelhamid Mehri) n’a pas bénéficié d’un dollar de cette somme astronomique ? », s’est interrogé l’ancien ministre de l’Education nationale. Intervenant à l’occasion de la cérémonie de recueillement à la mémoire du défunt Abdelhamid Mehri organisée par Echorouk, il a expliqué que parmi les moments les plus difficiles de l’infatigable militant, figure la période de la maladie de sa femme. « La femme de Si Abdelhamid a été soudainement atteinte d’une maladie qui a nécessité son transfert vers la France pour des soins. Vu ses modestes conditions financières très modestes, le défunt avait du mal à prendre en charge les dépenses des soins de sa femme. Ainsi, il a préparé un dossier médical complet et l’a remis aux services concernés dans le but de prendre en charge les frais de soins de son épouse. Toutefois, les services de la sécurité sociale n’a pas répondu à sa demande et n’ont accordé aucune importance à sa personne », a regretté Ben Mohamed. « Il a vu que toutes les portes ont été fermées contre lui. Et pour assurer les frais de soins de sa femme, il a été contraint de vendre sa voiture, louer sa maison et il a prêté de l’argent chez des militants arabes », a raconté avec triste l’ancien ministre de l’Education. Par dignité, le défunt a refusé une proposition d’un pays arabe de prendre en charge sa femme. Rappelons enfin que des dizaines de personnalités nationales et historiques ont répondu favorablement à la cérémonie de recueillement à la mémoire du défunt Abdelhamid Mehri organisée par Echorouk.