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Menasra: « Nous nous opposons au 4e mandat de Bouteflika »

الشروق أونلاين
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Echorouk
Abdelmadjid Menasra, président du Front de changement (FC)

Le président du Front de changement (FC), Abdelmadjid Menasra a révélé que l’acteur principal sur la scène politique est bel et bien le président Bouteflika, et que le régime s’est fondé sur le principe que rien ne bouge sans le président.

Le président du Front de changement reproche également aux partis de l’opposition le fait de ne pas avoir clarifié leur position par rapport aux prochaines élections présidentielles de 2014.

Quant au flou qui persiste à quelques mois seulement du rendez-vous crucial, Abdelmadjid Menasra attribue la responsabilité au premier magistrat du pays et au fait que le pouvoir s’est fondé sur le principe que seul le Président qui bouge mais il serait « plus grave encore si les élections étaient  tributaires de lui (Bouteflika ».

S’exprimant lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de son parti à Alger,  Menasra a estimé que le flou ait produit une peur de l’avenir en rappelant l’attitude de son parti vis-à-vis du prochain scrutin de 2014 en annonçant que « nous nous opposons au quatrième mandat de Bouteflika et nous ne participons à ces élections. Mais nous cherchons à nous mettre d’accord avec d’autres partis politiques sur un candidat de consensus ».

Pour lui, l’accord trouvé finalement en Tunisie après plusieurs rounds de négociation devrait servir de modèle pour l’Algérie.

En outre, le conférencier a réitéré la revendication principale de l’opposition, à savoir la mise en place d’une commission indépendante pour superviser les prochaines élections, car selon lui il serait impossible aux formations politiques de dépêcher 50.000 observateurs chacune pour surveiller les 50.000 urnes, dont le chiffre, en lui-même est à ses yeux une méthode de fraude.

Par ailleurs, il a minimisé la candidature de Ali Benflis à ce rendez-vous en estimant que si le processus électoral se déroulait dans la transparence, la concurrence serait rude, d’où il serait difficile de pronostiquer, mais s’il n’y avait pas de transparence, les résultats seraient connus d’avance.     

Dans un autre volet, le président du FC a évoqué pour la première fois l’affaire de l’autoroute Est-Ouest qui a défrayé la chronique, alors que Amar Ghoul était ministre des Travaux publics, qu’il qualifie de scandale économique lié au phénomène de corruption.

 

En outre, il n’a pas caché ses craintes quant à une éventuelle récession économique et un recul des exportations contre une hausse des importations.

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