Michèle Alliot-Marie : « La France interdit à toute partie de lui dicter sa politique étrangère »
Le chef de l’organisation terroriste du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, Abdelmalek Droukdel, a demandé au gouvernement français de retirer ses forces d’Afghanistan en contrepartie de la libération des cinq otages français, enlevés par le groupe d’Abou Zeid. Droukdel a appelé le gouvernement français à entreprendre des négociations directes avec le premier responsable à la tête de l’organisation Al Qaida, Oussama Ben Laden.
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Le terroriste dit Abou Mossaâb Abdelwadoud a déclaré dans un enregistrement vidéo diffusé par la chaine Al Jazzera que la France doit se retirer d’Afghanistan si elle veut préserver la sécurité de ses cinq ressortissants, détenus par l’organisation terroriste au Niger depuis le 16 septembre dernier. L’organisation avait déjà demandé l’abrogation de la loi portant interdiction du port du « Niqab » en France et la libération des sept extrémistes, en plus du versement d’une rançon fixée à 7 millions d’Euros, mais le gouvernement Français avait refusé toute négociation avec Abou Zeid pour la libération des otages.
Abou Mossaâb a, en s’adressant aux pays occidentaux, déclaré : « Vous n’aurez pas la paix tant qu’elle n’est pas assurée en Palestine, Afghanistan, Irak, la Somalie et le Maghreb Islamique et tant que vous n’avez pas cessé vos interventions dans nos affaires. » Il a ajouté que les négociations pour la libération des otages doivent se faire avec le chef d’Al Qaida Oussama Ben Laden. Cela est considéré par les spécialistes proches du dossier comme étant le nouveau tournant dans les opérations d’enlèvements dans la région du Sahel Africain, puisque les négociations étaient toujours menées avec l’émir de la Katibat Tarek Ben Ziyad Abdelhamid Abou Zeid, avec la médiation des chefs de tribus Touaregs au Mali.
Droukdel a déclaré : « Toute négociation à l’avenir concernant ses otages doit être menée avec le chef d’Al Qaida Oussama Ben Laden », les spécialistes des activités des groupes terroristes n’écartent pas que cette étape soit venue à la demande directe du commandement général de l’organisation Al Qaida afin d’utiliser les otages pour faire pression sur le gouvernement Français pour obtenir des revendications politiques, telle que le retrait des forces françaises qui contribuent à l’occupation de l’Afghanistan, au lieu d’obtenir une rançon.
Pour sa part, le ministère Français des affaire étrangères a annoncé, dans le communiqué de la ministre Michèle Alliot-Marie que « la France n’acceptera personne de lui dicter sa politique avec les étrangers. » M. Alliot-Marie a ajouté « la France fait tout son possible pour la libération des otages tant qu’ils sont sains et saufs. » Cela prouve que la France est prête à rentrer en négociations avec la nouvelle partie, à savoir Oussama Ben Laden, pour la libération des otages, puisque le communiqué ne porte pas la désapprobation française quant à son refus aux revendications des ravisseurs ou bien son refus de négocier.