Mohamed Chérif Abbès accuse les députés
Mohamed Chérif Abbès, ministre des Moudjahidine, a affirmé que le projet de loi criminalisant le colonialisme « n’avait pas été déposé au niveau du gouvernement et qu’il est laissé au niveau du Parlement ».
Chose qui a été démentie par la Chambre basse qui avait affirmé à maintes reprises que ce projet de loi criminalisant le colonialisme avait été déjà remis au gouvernement le 23 février 2010.
Les déclarations ayant trait au projet de loi criminalisant le colonialisme français a suscité la réaction de la scène politique qui interpelle le président de la République à créer une commission d’enquête autonome sur les raisons du gel de ce dossier et empêche son adoption.
Ce qui permettra d’identifier les responsables qui sont derrière le non-aboutissement de cette loi à l’approbation, permettant de les juger politiquement et juridiquement.
A ce sujet l’un des initiateurs de ce projet de loi à savoir Mohamed Hadibi député d’Ennahdha à l’APN a commenté : « Ceci est un précédent grave dans la gestion des affaires des Institutions de l’ État. C’est de l’insouciance ! »
Et d’ajouter : « Étant l’un des initiateurs de ce projet de loi, j’interpelle le chef de l’ État à intervenir et ouvrir une enquête et sanctionner ceux qui sont derrière ce scandale, et pourquoi mentir au peuple ».
« Il faut déterminer et sanctionner les responsables de ce gel et au profit de qui ont-ils pris cette décision ? », s’est-il interrogé.
Il a, en outre, mis l’accent sur la nécessité d’ouvrir un débat général sur cette affaire et sur la légitimité du Parlement de poursuivre sa mission qui joue un rôle passif ces derniers temps.
Le président du Front national algérien,Moussa Touati, a estimé de son côté que les déclarations du ministre des Moudjahidine affirmant encore que l’APN n’est qu’une institution utilisée par le gouvernement pour faire adopter ses projets. Il a dit que « Ça diminue l’intensité des sentiments des Algériens. C’est pourquoi on appelle à la dissolution de la Chambre basse ».