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Mohamed Saïd Belaïd: «De fortes personnalités attendent un appel d’en haut !»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Mohamed Saïd Belaïd au milieu des journalistes de Echorouk

Invité du Forum d’ Echorouk, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd Belaïd a dit qu’il n’y a pas l’ombre d’un doute que Bouteflika remporterait les élections d’avril 2014 s’il se portait candidat.

Le président du PLJ a ajouté qu’il soutenait l’idée qu’il y ait une forte institution militaire et sécuritaire permettant à l’Algérie de jouer son rôle dans la région.

Quant à la suggestion de création d’un Etat algérien civil, Mohamed Saïd a précisé que l’Algérie l’est déjà depuis longue date, et que le Président jouissait de toutes les prérogatives, y compris celles liées à la gestion des affaires de l’institution militaire.

Sur cette dernière, notre invité estime qu’il n’y rien du mal si elle donne son avis sur les présidentielles, d’autant que tous les Etats du monde, à ses yeux, demandent son avis à un sujet si important, à savoir les élections présidentielles.

Toutefois, il n’a pas manqué de critiquer la démission de certaines personnalités politiques qui observent depuis un moment un silence.

Un candidat de consensus, impossible…

Pour Mohamed Saïd, il est quasiment impossible de trouver un candidat de consensus. Pour étayer ses dires, l’interlocuteur a cité comme exemple le scrutin de 1999, où les « Ahmed Taleb Ibrahimi, Hocine Ait Ahmed, Mokdad Sifi, Djaballah, Youcef El Khatib et Mouloud Hamrouche » n’ont pas choisi parmi-eux un candidat pour se rivaliser avec Bouteflika.

Même scénario s’est reproduit, selon lui, en 2004, où « tout candidat voulait être le candidat de consensus ».

A la question si des personnalités politiques écartées de la scène politiques n’attendent un coup de fil d’en haut, l’ex-ministre de la Communication était affirmatif: « Oui, il  y en a ceux qui attendent de devenir Président en échouant de le faire via les urnes ».

A la question de savoir si Benflis serait candidat du pouvoir en cas de non-candidature de Bouteflika, l’invité du Forum de Echorouk nous confie: « Si Bouteflika se représentait à ce rendez-vous, le pouvoir n’engagerait pas d’autre candidat. En tout cas, le pouvoir a plusieurs choix et ne se focalise pas sur une personne ou deux seulement ».

Je préfère le maintien de Bouteflika que de plonger le pays dans l’inconnu

Pour Mohamed Saïd, Bouteflika remportera sans aucun doute les élections s’il se porte candidat et que personne ne pourrait le rivaliser, lui qui jouissait de nombreux privilèges.

Par ailleurs, l’interlocuteur n’a pas écarté l’hypothèse de soutenir Bouteflika pour un 4e mandat, en indiquant qu’il pourrait ne pas se porter candidat en 2014 et choisirait le candidat apte et jouissant d’une expérience dans la gestion des affaires du pays.

Mohamed Saïd l’a dit explicitement à Echorouk que s’il avait à choisir entre le maintien de Bouteflika au pouvoir avec les réalisations concrétisées et une autre personne qui menaçait la réconciliation et les réalisations du pays, il opterait pour la première proposition.

L’implication de l’Armée dans la vie politique n’est pas une spécificité algérienne

Le président du PLJ ne partageait pas la même idée du secrétaire général du FLN, Amar Saâdani qui a appelé à l’instauration d’un Etat civil en affirmant: « En vérité, l’Algérie est un Etat civil, dont le président est civil, le gouvernement est civil et sa justice est civile », a-t-il dit en se demandant « Sauf si Saâdani possédait d’autres données prouvant bien ce qu’il pensait, lui qui était président de l’APN et secrétaire général du parti de la majorité ».

Selon lui, il n’y aucun pays dans le monde, y compris démocratique où l’institution militaire ne joue pas un rôle dans la vie politique, notamment lorsqu’il s’agit d’un événement d’une si grande importance, comme les élections présidentielles.            

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