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Moncef Marzouki: le combat en Tunisie n’est pas idéologique, mais contre la pauvreté et la tyrannie

Moncef Marzouki: le combat en Tunisie n’est pas idéologique, mais contre la pauvreté et la tyrannie

L’opposant tunisien, Moncef Marzouki sera candidat à l'élection présidentielle en Tunisie. Les observateurs pensent que le mouvement Ennahda soutiendrait ce candidat lors de cette prochaine élection, d’autant plus que le parti islamiste a gagné par une large majorité dans les élections de l’Assemblée constituante et s’apprête à former une alliance avec le Congrès pour la République. Dans cet entretien accordé à Echorouk, Moncef Marzouki a parlé de l'avenir de la Tunisie qui ne sera pas construit par une seule formation politique et que le combat dans le futur dans ce pays entre les différents partis politiques ne sera pas de nature politique mais sera plutôt contre la pauvreté et la tyrannie.

Echorouk: Moncef, serez-vous candidat à la prochaine élection présidentielle en Tunisie ?

Moncef : Je trouve qu’il est encore prématuré de parler de cette élection présidentielle, car ceci nécessite plus de négociations avec tous  les partis politiques, notamment ceux qui ont été choisis par le peuple tunisien lors des élections organisées le 23 octobre. Nous dans le Congrès pour la République (CPR) ambitionnons avec d’autres de former un gouvernement d’Union nationale car le futur de la  Tunisie ne sera pas construit individuellement par un seul parti politique.    

Echorouk : Quels seront donc vos alliés ?

Moncef : Il existe plusieurs alliés, dont à leur tête le mouvement d’Ennahda, Ettakatol et le Parti communiste ainsi que d’autres formations politiques qui se sont battues contre le despotisme sous le règne de Ben Ali.

Echorouk : Le CPR acceptera-t-il Hamadi Djabali proposé par Ennahda pour occuper le poste de Premier ministre ?

Moncef : Nous patientons et nous continuons les négociations avec les représentants élus par le peuple tunisien et nous déciderons par la suite. Parce que, le combat actuel en Tunisie et même dans le passé récent n’était pas de nature idéologique ou ethnique mais plutôt un combat contre la pauvreté, le licenciement et la marginalisation. Ceux qui ont donné leurs voix lors du scrutin du 23 octobre dernier pour Ennahda, le CPR, Ettakatol et même pour la Pétition populaire (PP), ne l’ont pas fait pour une tendance religieuse ou idéologique mais plutôt pour que leurs besoins quotidiens soient garanties en toute gloire et dignité.     

Echorouk : Quel est votre commentaire sur les résultats remportés par la Pétition populaire de Hachmi Haamdi?

Moncef : Ceux qui ont voté pour la Pétition populaire ont voulu lancer un message clair qu’on prenne en charge  les revendications du peuple tunisien en réglant le problème du chômage, l’amélioration du cadre de vie des Tunisiens et à s’intéresser aux couches sociales à savoir la moyenne et la plus démunie.  

Echorouk : Est-ce que vous opposerez à  la victoire du PP comme le faisaient déjà d’autres formations politiques ?

Moncef : Nous respectons le choix libre du peuple tunisien. Il y a des milliers qui ont donné leurs voix pour le PP que nous devons respecter. En plus, c’est ce qu’on appelle une démocratie. Nous n’avons pas présenté de recours contre aucun parti politique et ne le ferons pas, car ces partis ont gagné la confiance des électeurs.

Echorouk : Comment voyez-vous l’Algérie en tant que candidat à la présidentielle ou peut-être comme futur président de la Tunisie ?

Moncef : L’ Algérie est un État incontournable dans le monde arabe en général, et au Maghreb en particulier. Les ambitions des peuples maghrébins à l’union et à la coopération ne changeront pas avec le changement des gouverneurs et des régimes. Nous en Tunisie, nous ne voulons pas que la révolution gagne d’autres pays. Nous respectons nos frontières et nous ne voulons de l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui. Avec le bon climat qui caractérise les relations entre les deux États, la possibilité de nouer de fortes relations dans les différents domaines est fort possible.

Echorouk : Au cas où vous seriez élu président de la Tunisie, effectueriez-vous une visite en Algérie ?

 Moncef : Effectivement, le premier pays que je visiterai ce sera le pays frère l’Algérie.

 

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