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Mouvements de protestation au niveau de plusieurs universités : le spectre de l’année blanche fait « peur » aux étudiants

الشروق أونلاين
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Le mouvement de protestation entamé par des étudiants au niveau de plusieurs wilayas s’est élargi à plusieurs facultés et résidences universitaires à Ouled Fayet et Bab Azzouar à Alger, mais aussi aux wilayas d’Oran, Tissemsilt, Blida, Chlef, Sidi Belabes et Constantine.

 

Alors que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a ordonné d’exclure tous les étudiants qui sont derrières ce mouvement de protestation, les  étudiants de Ben Aknoun (Alger) et ceux de la wilaya de Laghouat ont annoncé lundi qu’ils se joindront à ce mouvement de protestation. En outre, ils menacent d’entrer dans une grève générale ouverte au niveau des résidences universitaires jusqu’à ce que leur problèmes soient résolus. L’Union General des Etudiant Libres (UGEL) a soutenu ce mouvement de protestation, selon un communiqué parvenu au journal Echorouk. L’UGEL a transmis les problèmes que rencontre les étudiants à toutes les parties ayant lien avec le secteur, à leur tête le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le directeur de l’Office National des Œuvres Universitaire (ONOU). Dans une déclaration au journal Echorouk, Mustapha Nouassa, secrétaire général de l’UGEL, a déclaré que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’a pas répondu aux revendications des étudiants protestataires. Dans ce contexte il a expliqué qu’il y a eu des contactes avec le département de Rachid Haraoubia. « Nous espérons que le ministre de tutelle répondra favorablement à nos revendications », a-t-il déclaré. Notre interlocuteur nous a assuré que le mouvement de protestation ne cesse de s’élargir d’un jour à l’autre. A ce propos il cite à titre d’exemple les wilayas de Tlemcen et Laghouat qui ont rejoint le mouvement, en plus de quelques autres wilayas. Mustapha Nouassa a dénoncé les comportements irresponsables de certains présidents d’universités. A ce propos il cite ceux des wilayas de Chlef et Souk Ahras. Dans ce sillage, il a indiqué que le président de l’université de Souk Ahras se comporte comme si l’université était sa propriété privée, même chose pour la directrice de la résidence universitaire de Dely Brahim II qui se comporterait avec violence envers les étudiantes, selon les propos du SG de l’UGEL. Selon lui les présidents des universités n’ouvrent jamais le débat. Les revendications des étudiantes sont pratiquement les mêmes au niveau de toutes les wilayas du pays. En effet, ils protestent contre l’absence d’espaces pour internet, le manque de sécurité, la mauvaise qualité des repas servis au niveau des résidences universitaires, le manque d’hygiène, les coupures répétitives d’eau et d’électricité. Les étudiants demandent, par ailleurs, l’amélioration de leurs conditions pédagogiques. De son coté l’Union National des Etudiants Algérien (UNEA) a annoncé qu’il entamera un mouvement de protestation au niveau des résidences universitaires I et II de Ben Aknoun. Rappelant enfin que le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Haraoubia, a donné le feu vert au recteur de l’université de Skikda d’exclure les étudiant derrière les mouvements de protestation dans qui a touché cette université.

    

 

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