Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, a affirmé qu’il n’était pas concerné par la rencontre , de mercredi passé, entre le président de la République et de hauts responsables de l’État ainsi que les responsables des institutions constitutionnelles…
Cette réunion a été consacrée pour l’étude des reformes politiques revendiquées par le peuple. Le président du MSP a souligné que les personnalités qui ont pris part à cette rencontre l’ont fait en tant que responsables dans le gouvernement, à l’instar de Ahmed Ouyahia, qui occupe le poste de Premier ministre et Abdelaziz Belkhadem, qui occupe le poste de ministre d’État et représentant personnel du président de la République et non pas en tant que responsables de partis politiques. « Je ne suis pas ministre pour prendre part à cette rencontre car j’ai démissionné de mon poste de ministre depuis deux années », a déclaré au journal Echorouk Bouguerra Soltani. « La rencontre de mercredi n’était pas une rencontre des trois partis de l’Alliance présidentielle, c’est pour cela que je ne suis pas concerné par la réunion », a-t-il ajouté. Pour rappel, Abdelaziz Bouteflika a présidé, mercredi dernier au siège de la Présidence, une importante réunion avec les plus hauts responsables de l’ État. Y ont pris part à cette réunion, restreinte, le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaïeh et le ministre d’État, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem.
Sur un autre plan, le président du MSP s’est dit pour la dissolution du Parlement. Il est à signaler que plusieurs formations politiques ont appelé à la dissolution de l’Assemblée populaire nationale (APN) estimant que cette institution a perdu toute légitimité, vu qu’elle a renoncé à ses prérogatives de contrôle. En effet, l’APN approuve tous les projets venant du gouvernement. Bouguerra Soltani s’est dit pour la dissolution du Parlement, à condition de réviser l’actuelle loi électorale et donner plus de prérogatives aux élus…