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Nouakchott a trahi al-Senoussi

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Nouakchott a trahi al-Senoussi

Les autorités mauritaniennes ont renforcé le dispositif sécuritaire autour du Palais des congrès à Nouakchott où est détenu l’ancien chef des services libyens de renseignement, le colonel Abdallah al-Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI). Un responsable gouvernemental sous couvert d’anonymat a raconté à Echorouk comment a été attiré puis arrêté l’ex-numéro deux libyen en Mauritanie. Ce responsable a indiqué que le président mauritanien n’a pas beaucoup d’alternatives concernant ce sujet épineux.

Abdallah al-Senoussi a quitté le territoire libyen quelques jours après la chute de Tripoli avec l’aide d’un groupe de Touareg maliens. Il avait passé plusieurs mois dans le désert se déplaçant entre des tribus touareg et des arabes maliens avec qui il avait des liens avant la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Suite à la dégradation de la situation sécuritaire au nord du Mali, il a décidé de quitter ce pays et de se réfugier au Maroc. C’est ainsi qu’il séjournera pendant plusieurs mois dans un hôtel situé à Casablanca. Les services de renseignement français ont appris cette nouvelle à travers un agent secret de la ville. Les services de renseignement français ont renforcé leur présence sécuritaire à l’intérieur de l’hôtel en question et ont mis sur écoute les communications téléphoniques et surveillé les messages de l’ancien chef des renseignements libyen.

 Notre source nous a indiqué que les renseignements français ont informé leurs homologues marocains de la présence d’al-Senoussi sur le territoire marocain, mais Rabat a refusé de coopérer avec la France pour procéder à son arrestation.  Les services de renseignement marocains ont affirmé que l’arrestation de l’ex-numéro deux libyen mettrait Rabat dans un situation délicate, d’autant plus que sa voisine, l’Algérie, a accueilli sur son territoire des symboles de l’ancien régime et ne les a pas remis aux autorités libyennes ou étrangères. En plus de cela, le refus de la Tunisie de remettre Baghdadi aux nouvelles autorités libyennes a convaincu les autorités marocaines de la nécessité de ne pas participer  à l’arrestation d’al-Senoussi.

 Pour arrêter l’ancien chef de renseignement libyen, les autorités marocaines et françaises se sont mises d’accord pour associer Nouakchott dans l’opération de poursuite de l’ancien directeur des renseignements libyens. Ainsi, elles ont mis au courant le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, tout en sollicitant son aide. Notre source nous a expliqué que Mohamed Ould Abdelaziz aurait effectué des contacts secrets avec certains responsables du régime de Mouammar Kadhafi.  Le but de ces contacts était de montrer à al-Senoussi que Nouakchott soutient toujours le régime de Kadhafi et ce en dépit de sa reconnaissance du Conseil national de transition (CNT).

 Nouakchott a dépêché des agents secrets à Casablanca pour rencontrer al-Senoussi. Des assurances officielles lui ont été données. En effet, Nouakchott lui a promis de le protéger dès son arrivée en Mauritanie. Les assurances données par les agents de renseignement mauritaniens, l’épuisement de ses ressources financières au Maroc et les difficultés qu’il rencontre pour joindre ses anciens hommes ont poussé al-Senoussi à accepter l’offre mauritanienne. Sa décision de rejoindre la  Mauritanie l’a fait tomber dans la souricière qui lui a été tendue par les Français.  Le vendredi dernier, en milieu de matinée, des officiers du service de la sûreté de l’Etat et des forces antiterroristes arrivent à l’aéroport international de Nouakchott. Ces éléments prennent leurs positions en attendant l’arrivée d’al-Senoussi. Dès son arrivée avec son fils aîné, l’ancien numéro deux libyen fut arrêté et transféré vers une maison relevant du service de la sûreté d’Etat à Nouakchott.

 Des sources gouvernementales à Nouakchott ont affirmé à Echorouk que des négociations secrètes sont actuellement en cours entre le gouvernement mauritanien et son homologue français pour organiser le transfert d’al-Senoussi vers la France. Les mêmes sources ont indiqué que les autorités  françaises ont demandé son extradition le samedi 17 mars 2012. Al- Senoussi avait été condamné par contumace à la prison à vie par une Cour d’appel française en 1999 pour son rôle dans l’attentat du 10 septembre 1989 contre le vol UTA 772, dans lequel 170 personnes dont 54 Français avaient trouvé la mort. Nos sources affirment que le Président mauritanien est dans une situation peu confortable vu qu’il serait le premier président arabe à livrer un citoyen arabe à un pays étranger. Enfin, nos sources excluent que Mohamed Ould Abdelaziz livre al-Senoussi aux autorités libyennes actuelles. 

 

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