Nouvelle initiative évitant tout dérapage aux élections
Les candidats à la présidentielle effectuent les dernières retouches à J-2 de la présidentielle du jeudi 17 avril 2014.
En effet, à quelques heures seulement du coup d’envoi du scrutin, les six candidats s’apprêtent pour engager des observateurs au niveau des centres et des bureaux de vote, parallèlement à la naissance d’une nouvelle initiative qui aspire à empêcher l’investissement de la rue « soit par celui qui veut se maintenir au pouvoir, soit par celui qui veut revenir au pouvoir », à savoir Bouteflika et Benflis.
Après le tomber du rideau de la campagne électorale, les coureurs vers le palais de El Mouradia se concentrent maintenant sur la surveillance des élections, en engageant des observateurs afin d’assurer une élection propre et transparente.
Mais l’opération ne semble pas si aisée pour Moussa Touati qui n’a pu engager des observateurs au niveau de tous les centres et bureaux de vote, en se contentant en revanche de mobiliser des observateurs au niveau des centres de vote uniquement, en optant par contre pour une coordination avec d’autres formations concernant la surveillance d’autres bureaux de vote.
Abdelkader Boudjeras, le directeur de campagne du candidat Moussa Touati a souligné que des contacts étaient entrepris avec d’autres candidats, à savoir Louisa Hanoune, Abdelaziz Belaid et Fawzi Rebaine, en plus des boycotteurs et d’autres acteurs, dont l’ex-ministre de la Communication, Mohamed Saïd afin d’éviter un éventuel investissement de la rue ou tout débordement pouvant déstabiliser le pays.
Les initiateurs mettent l’accent sur la nécessité de trouver un terrain d’entente pour éviter la réédition du scénario des années 1990, et garantir une transition démocratique et pacifique. Sur ce point précis, les boycotteurs joignent leurs voix aux initiateurs, eux qui ont appelé à une transition démocratique.
Parallèlement à l’initiative prise par ces partis, le candidat indépendant Ali Benflis continue de mobiliser ses 60.000 observateurs à placer au niveau de tous les centres et bureaux de vote.
Pour Lotfi Boumeghar, le chargé de communication de la campagne de Benflis, l’opération constitue un véritable enjeu pour le candidat, d’où il était nécessaire d’encadrer les observateurs en charge de surveiller les urnes, appuyés par la présence des citoyens et de leurs partisans lors de l’opération de dépouillement. Pour lui, l’Algérie connaître une véritable démocratie à l’après 17 avril. « Nous avons un grand espoir et nous sommes très ambitieux», souligne-t-il.
Madjid Bekkouche, le chargé de communication de la direction de campagne de Abdelaziz Bouteflika a indiqué que la direction mobilisait 60.520 observateurs à travers les 55.000 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national.
Ramdane Taâzibt, co-leader du Parti des travailleurs s’est félicité d’avoir mené une meilleure campagne électorale et s’est dit content quant à la mobilisation des observateurs du parti à travers les wilayas du pays. Ramdane Taâzibt a indiqué que la parti mettait une stratégie afin d’éviter la fraude, ajoutant que le patron était prêt à faire face à tout événement, afin d’éviter à ce que le pays soit entraîné vers le chaos.
Pour le directeur de campagne de Abdelaziz Belaid, Ahmed Bensebane, le parti dispose d’un nombre suffisant d’observateurs pour surveiller les urnes. L’enjeu du parti, selon lui, c’est de voter pour leur candidat, tout en ne cachant pas les craintes de dépassements si la volonté populaire n’est pas respectée.