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Nucléaire iranien: réunion à Bagdad sur fond de doutes sur la bonne foi de Téhéran

الشروق أونلاين
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L’Iran et six puissances mondiales se réuniront mercredi à Bagdad en quête d’une percée dans la longue crise autour du programme nucléaire iranien mais alors que le doute subsiste sur la bonne volonté de l’Iran.

Les deux parties doivent discuter du programme nucléaire iranien, dont Téhéran affirme qu’il est purement pacifique, mais qu’une bonne partie de la communauté internationale considère comme une tentative dérobée de rejoindre le club fermé des puissances nucléaires.

Israël, allié de Washington dans cette région hautement volatile, estime que sa survie serait menacée si cela était le cas et plaide pour une grande fermeté dans les négociations.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano, en visite à Téhéran lundi, a annoncé qu’un “accord” visant à lever les incertitudes sur la nature du programme nucléaire iranien allait être prochainement signé entre l’AIEA et l’Iran.

Mais cette annonce a été accueillie avec réserve, voire scepticisme aux Etats-Unis et surtout en Israël, qui a souligné par la voix de son ministre des Finances Youval Steinitz que les Iraniens “jouent (depuis) des années à cache-cache avec la communauté internationale et l’Agence internationale de l’énergie atomique”.

Les discussions de mercredi à Bagdad doivent réunir l’Iran et le groupe “5+1” (les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU: Etats-Unis, Russie, Chine, France, et Grande-Bretagne, plus l’Allemagne). Une certaine incertitude pèse toutefois sur le calendrier de la réunion en raison d’une tempête de sable qui a provoqué mardi la fermeture de l’aéroport de Bagdad pour une durée indéterminée. Le chef des négociateurs iraniens Saïd Jalili est déjà sur place mais l’arrivée des autres délégations pourrait être perturbée.

Les grandes puissances devraient tenter de convaincre l’Iran de suspendre son enrichissement à 20% et de se soumettre à des visites plus poussées de l’AIEA via la mise en œuvre du protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

L’AIEA souhaite aussi que Téhéran apporte des réponses au rapport qu’elle a publié en novembre, dans lequel figure une série d’éléments indiquant que l’Iran a travaillé à la mise au point de l’arme atomique jusqu’en 2003 et, peut-être, ensuite.

Rien ne garantit que la réunion donnera des résultats “tangibles”, selon un diplomate. Ils pourraient en réalité se résumer à un accord sur la tenue à un rythme régulier de discussions de travail techniques.

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