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Obama préoccupé par la situation en Libye

الشروق أونلاين
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Le président américain, Barack Obama, qui s’est dit « préoccupé » par la capacité du colonel Kadhafi à se maintenir au pouvoir, a annoncé vendredi, lors d'une conférence de presse, qu'il allait se doter d'un représentant auprès de la rébellion libyenne…

 

Le représentant, dont il n’a pas dévoilé le nom, « aura la mission particulière de parler avec l’opposition et de trouver le moyen de continuer à mieux la cerner ». L’administration américaine multiplie les tentatives ces derniers jours pour mieux comprendre les attentes et les besoins de la rébellion libyenne. La secrétaire d’État Hillary Clinton va rencontrer des représentants de celle-ci la semaine prochaine à l’occasion d’un voyage à Tunis et au Caire.

Barack Obama a aussi mis en garde solennellement contre le risque d’un massacre à grande échelle en Libye. « Les États-Unis et la communauté internationale ont l’obligation de faire ce qu’ils peuvent pour empêcher la répétition de ce qui s’est passé dans les Balkans dans les années 90, de ce qui s’est passé au Rwanda », a-t-il dit. Obama a ajouté que la surveillance aérienne permanente mise en place par les puissances occidentales cette semaine visait notamment à mettre fin à des massacres de civils.

L’hôte de la Maison Blanche a réaffirmé que « toutes les options » restaient ouvertes pour dénouer la crise libyenne. Il a précisé que son administration travaillait à prendre la mesure du soutien des pays arabes et africains à l’idée d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Le plan pour une telle initiative doit être présenté mardi 15 mars à l’Otan. A un journaliste qui lui demandait son sentiment sur l’évolution de l’affrontement et la possibilité que le colonel Kadhafi, dont l’Amérique demande le départ, l’emporte sur les rebelles, le président s’est dit « préoccupé, sans aucun doute ». « Kadhafi a des provisions d’armes », a-t-il détaillé: « Il ne lui reste pas seulement des troupes fidèles, mais il y a aussi des informations selon lesquelles il a recruté des mercenaires ».

Le directeur national du renseignement américain (DNI), James Clapper, qui coordonne l’action des 16 agences américaines de renseignement et leurs 80 milliards de dollars de budget, avait estimé jeudi qu’avec le temps, le régime Kadhafi « l’emportera ». « Nous allons devoir continuer à appliquer la pression », a affirmé  Obama, en invitant le monde à « changer l’équilibre » des forces militaires en Libye et dans l’entourage de  Kadhafi. Le président américain a enfin pressé les dirigeants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à s’engager vers « un processus de changement », qu’il a décrit comme une « grande opportunité » pour des réformes dans la région…

 

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