Onde de choc de la crise économique
Telle une maladie chronique, une affection maligne, la crise financière est toujours là, persistante, entrainant le monde vers la récession. Un ralentissement économique marqué est observé et se répercute sur les cours des matières premières.
- La crise financière mondiale s’exacerbe. Les plans de sauvetage déployés par les puissances occidentales s’avèrent incapables d’arrêter la marche inexorable vers l’effondrement de l’économie internationale. Plusieurs pays sont entrés en récession.
- La phobie engendrée par la crise et appuyée par la peur et spéculation ont amené les investisseurs internationaux à rapatrier leurs capitaux préférant investir sur des placements plus sécurisés. Dans ce contexte, les pays qui présentent une dépendance aux matières premières ou un endettement élevé, sont particulièrement exposés. L’autre facteur; le recul des cours des matières premières, et notamment du pétrole, a asséché leurs revenus d’exportations et leurs recettes fiscales. Dans la foulée, la production a également baissé.
- En Europe, la déflation fait son chemin. L’inflation se réduit au rythme de la dégringolade des prix du pétrole qui passe sous la barre des 50 dollars le baril, des autres matières premières dont les matériaux de construction et des produits alimentaires. En octobre, dans la zone euro, la hausse des prix était nulle par rapport à septembre et reculait à 3,2 % sur un an, après 3,6 % en septembre, 3,8 % en août et 4 % en juillet, mois qui avait marqué un pic historique de hausse des prix depuis la création de l’euro. La récession économique prend le relais de la baisse des prix de l’énergie pour pousser les prix vers le bas.
- Le recul des prix des matières premières n’est pas sans conséquences sur les pays africains. L’exportation de ces produits baisse et se répercute négativement sur l’équilibre interne et externe de ces pays.
- La tendance est quasiment générale, avec les mêmes facteurs les résultats sont les mêmes. La faiblesse de l’activité économique a amené l’indien Tata Steel, sixième producteur mondial d’acier, à baisser ses prix. Il perd plus d’un milliard de dollars.
- S’il est vrai que la crise financière touche aujourd’hui l’économie réelle, reste que la spéculation n’est pas pour atténuer les retombées de la catastrophe.