Ouyahia-Belkhadem: un retour qui fait débat !
Le retour d’Ahmed Ouyahia et d’Abdelaziz Belkhadem au devant de la scène politique, à quelques jours de l’élection présidentielle, a fait couler beaucoup d’encre et suscité tant de réactions.
Certains soutiennent l’idée d’un compromis trouvé entre deux importantes institutions du pays, à savoir la Présidence et le Département de renseignement et de la sécurité (DRS) que dirige Mohamed Mediène dit Toufik.
Ce compromis n’est enfin trouvé qu’après de nombreuses tentatives vouées à l’échec, dont celle ayant pour objectif d’évincer l’actuel secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani pour être remplacé par son prédécesseur, Abdelaziz Belkhadem fraîchement nommé ministre d’Etat et conseiller spécial du président de la République, en sa qualité d’homme de consensus entre lesdits départements, tout comme l’éviction de Sellal pour céder sa place à Ahmed Ouyahia, nommé quant à lui chef de cabinet de la Présidence qu’il avait occupé sous Zeroual.
Il est utile de souligner que l’apparition de Belkhadem lors du meeting tenu janvier dernier par Amar Saâdani à la Coupole en présence des militants de sa formation, est conçue comme un premier signe de son retour sur la scène politique après une année de disparition forcée due à sa destitution en février 2013, après une crise sans précédent qui a secoué l’ex-parti unique. Son apparition est intervenue dans un contexte où le groupe de Belayat s’apprêtait à la tenue de son Comité central.
Cependant, ce compromis n’a pas trouvé le soutien nécessaire des cercles de décision, à leur tête le chef d’état-major de l’armée et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah qui n’a trouvé mieux que d’appuyer l’actuel SG du FLN contre ses détracteurs, à savoir en l’occurrence Abderrahmane Belayat et Abdelkrim Abada.
Le rejet catégorique de la demande formulée par le groupe de Belayat pour la tenue d’une réunion du CC du parti afin de rappeler Belkhadem aux affaires du parti corrobore la thèse du maintien de Saâdani à la tête du parti. Finalement, les deux départements ont trouvé un nouveau compromis portant le rappel d’Ouyahia et de Belkhadem à la Présidence, d’autant plus qu’il ne soit pas au détriment de la 3e partie qui renforce sa position au Premier ministère.