Ouyahia: “Bouteflika se porte bien et dirige bien le pays”
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a indiqué jeudi à Paris que le président Bouteflika “se porte bien et dirige bien le pays”, ajoutant qu’”il n’y a ni cabinet noir, ni pouvoir occulte à Alger”.
“Pour ce qui est des nouvelles de mon pays, je vous dirai que notre président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se porte bien et que Dieu lui prête longue vie et bonne santé”, a tenu le Premier ministre de rassurer la communauté algérienne établie en France lors d’une rencontre au siège de l’ambassade d’Algérie à Paris en marge de sa participation à la 4e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN).
“Certes, notre Président n’a plus tout le dynamisme que vous lui avez connu lorsque vous l’avez rencontré en 2000 et en 2004 ici en France. Cependant, et contrairement à toutes les rumeurs et propagandes véhiculées par certains à partir de l’Algérie ou à partir de l’étranger, notre Président dirige bien le pays dans tous les domaines, et il n’y a ni cabinet noir, ni pouvoir occulte à Alger”, a-t-il renchéri.
S’agissant du phénomène de l’immigration clandestine qui touche particulièrement la jeunesse algérienne, le Premier ministre dira: ” Ces jeunes quittent le pays non pas parce qu’il n’y a pas de travail, car nous manquons de main-d’œuvre dans l’agriculture, dans le bâtiment et même dans les usines”.
Par ailleurs, il a souligné qu’ “on va pas dire qu’il n’y a pas de problèmes d’ordre économique et social”, mais “certains de ces problèmes sont dus au manque d’organisation”.
Pour lui, ces jeunes qui tentent d’atteindre l’autre rive de la Méditerranée au prix de leur vie “sont à la recherche d’un mode de vie vers lequel les attirent des illusions et vers lequel les pousse aussi un certain enfermement dans les comportements”.
Nous ne voulons pas enfermer les relations bilatérales dans le passé
Quant au dossier de la mémoire qui revient avec acuité, le Premier ministre relève que “l’Algérie ne soulève pas ce dossier pour enfermer les relations algéro-françaises dans le passé mais pour alléger la démarche commune vers l’avenir et lui donner plus d’entrain en prenant en charge quelques soucis et quelques legs que nous avons”.
Ouyahia a fait savoir que les deux pays aient une volonté partagée de trouver des solutions susceptibles de satisfaire les deux peuples, ajoutant que la visite de Macron en Algérie a permis de débloquer deux dossiers: celui de la restitution des crânes des résistants algériens au 19e siècle et celui de l’archive.
En outre, le chef de l’Exécutif a annoncé la signature prochainement d’un document annexe de l’accord de 1968 qui concerne les étudiants qui viennent en France pour recevoir une formation et qui devront revenir au pays une fois la formation sera achevée.
“Cela se passe globalement bien pour les étudiants algériens en France et aussi pour les retraités dont la situation est gérée au mieux”, a-t-il précisé.
Au plan sécuritaire, Ouyahia a écarté toute éventualité d’adhésion de l’Algérie à ce qui est appelé le “G5 Sahel”, affirmant que le pays a des ” barrières constitutionnelles” empêchant ses forces militaires d’intervenir au-delà de ses propres frontières.