Ouyahia : « Nous nous opposerons à toute personne désirant diviser les Algériens »
Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a annoncé jeudi son opposition ferme à toutes les forces politiques, visant à exploiter la rue pour opérer le changement de la scène politique nationale ainsi que du système de gouvernance…
Le secrétaire général du RND a dit, en marge de la 4e session du parti tenue à Zéralda que « le ton durci par l’opposition, que nous respectons, et les titres parus dans les différents journaux que nous respectons également, reflètent la démocratie et la liberté respectés dans le pays. La liberté et la démocratie, ne sont donc pas attendues ». Il a également souligné que son parti se focalise sur le manifeste du 1er Novembre et sur la nécessité de se baser sur la justice sociale.
Ouyahia a tenté d’expliquer que l’Algérie diffère des autres États arabes en affirmant d’ailleurs que « l’Algérie a déjà vécu son printemps démocratique, il y a 20 ans, dont elle a payé un prix très lourd caractérisé par l’effusion de sang, à la suite de la course au pouvoir ». Ceci se fait par un suffrage, et que le rôle du pouvoir est de servir le peuple et ne pas l’exploiter, selon Ouyahia.
Le secrétaire général du RND, a souligné que si la session s’était tenue quelques mois auparavant, il aurait donc parlé de tout ce qui a été réalisé tout au long de l’année 2010. Ceci s’illustre, selon Ahmed Ouyahia, par la ratification du plan quinquennal, le soutien de l’ État à l’investissement économique des différents secteurs à savoir l’agriculture, le tourisme, les PME et la rénovation des entreprises publiques et la réduction du taux de chômage. Ce dernier demeure un problème très inquiétant chez les jeunes.
L’interlocuteur est revenu sur la revalorisation des salaires des travailleurs des différents corps, la promulgation des statuts particuliers ainsi que la mise en œuvre des régimes indemnitaires. Ahmed Ouyahia est revenu encore une fois sur le soutien de son parti au président de la République. En revanche, Ouyahia a souligné qu’il y a encore des carences et des insuffisances à régler. « Il ne faut en aucun cas cacher cette bureaucratie et l’absence de la transparence dans le distribution des logements », a-t-il souligné. « En dépit du progrès enregistré par l’ État, il demeure difficile à remédier aux problèmes engendrés par la corruption qui a gagné les services publics en contact immédiat avec le citoyen », a-t-il ajouté.
Ahmed Ouyahia a mit l’accent sur le phénomène de la corruption, les problèmes administratifs et la bureaucratie. Il a, en outre, dit que ces derniers ont été accompagnés par la hausse imprévue des prix de certains produits à large consommation et a accusé l’opposition d’avoir exploité ces moments de colère sociale.