Ouyahia: «Saâdani un ami… le FLN un allié»
Le secrétaire général par intérim du RND, Ahmed Ouyahia a critiqué ce qu’il qualifie des perturbateurs qui visent, selon lui, à déstabiliser le pays et semer la zizanie.
« J’adresse mes salutations d’amitié et de fraternité au frère secrétaire général du FLN, Amar Saadani», s’est adressé Ouyahia à Saadani, ajoutant que « le FLN est un allié stratégique du RND au service du pays ».
« Nombreux sont ceux qui attendent ma réponse pour Saadani à l’occasion du 19e anniversaire du RND », a indiqué Ouyahia avant d’ajouter: « Saadani est un ami-frère et le FLN est un partenaire stratégique».
Lors de son allocution prononcée en marge de la célébration du 19e anniversaire de la création de son parti, le secrétaire général par intérim du RND a réitéré le soutien constant au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le seul, d’après lui, à avoir réussi à sortir le pays d’une situation sécuritaire critique.
Nous n’allons pas vendre le pays
« Certes, nous avons réussi à anéantir le terrorisme à l’intérieur du pays, mais nos frontières sont menacées vu la situation très inquiétante qui prévaut chez nos voisins », a soutenu Ouyahia qui ajoute que « durant les années du terrorisme, l’armée arrêtait des terroristes en possession de simples armes, mais il semble que les capacités des terroristes en termes d’armement ont augmenté de manière alarmante d’où il nous appartient de nous mobiliser plus que jamais ».
« Nous ne sommes pas prêts à vendre le pays, mais nous sommes favorables à l’investissement étranger en vertu de la règle 51/49 », a-t-il expliqué, soulignant que la dégringolade des cours de pétrole ont entraîné la réduction du budget de l’Etat de près de 80% en 18 ans, ce qui nécessite la prise de cette mesure dont la révision à la hausse des prix de certains produits énergétiques, comme les carburants, l’électricité et le gaz.
« Malgré cela, nous n’avons décidé des hausses comme c’est le cas en Arabie Saoudite et au Venezuela… », soutient-il.
La chute du brut est une bénédiction
Aux yeux d’Ahmed Ouyahia, la chute des prix des hydrocarbures est une bénédiction et non une malédiction, car il y a nécessité de se retourner vers le produit national… « C’est honteux d’importer l’ail de la Chine, alors que les plaines de Skikda et de Mila produisent les meilleures qualités d’ail et les fruits et légumes », poursuit-il.