Ouyahia succède Tebboune : Les réactions
Le limogeage de l’ancien premier ministre Abdelmadjid Tebboune et son remplacement par Ahmed Ouyahia a suscité un tollé au sein des partis politiques.
En effet, les partis du pouvoir se sont félicités de la nomination de l’ancien président de Cabinet de la présidence ,Ahmed Ouyahia,le qualifiant d’homme d’Etat, le mieux placé pour ce poste ,imperturbable et qui a comme seule ligne de mire l’intérêt du pays.
Son parti, le Rassemblement National Démocratique affirme que la nomination d’Ahmed Ouyahia n’est qu’une preuve de sa compétence et sa capacité à gérer les crises avec beaucoup de sagesse et de rationalité.
Le porte parole de la formation Chihab Seddik,a dévoilé, lors d’une déclaration accordée à Echorouk que son ancien patron connait très bien ce poste pour l’avoir occuper à maintes reprises : « Il connait les difficultés auxquelles il doit faire face .Il est imprégné des enjeux à la fois économique et sociaux. Il est également imprégné des enjeux régionaux et internationaux. C’est par devoir qu’il a répondu à l’appel».
Quant à Tajamou Amal El Jazair,il affirme qu’Ahmed Ouyahia fait partie des cadres compétents de la République.Echorouk a appris du porte parole de la formation, que le nouveau premier ministre est capable d’assumer les responsabilités : « Ila assumé cette mission à maintes reprsies,donc c’est l’idéale pour cette fonction surtout par rapport aux défis auxquels fait face le pays »,affirme Nabil Yahiaoui.
En revanche,Lakhdar Benkhelaf, cadre et député de l’union Al Adala, Ennahda, El Bina s’est déclaré « étonné » de la décision du limogeage ,alors que Tebboune a été fraichement élu premier ministre : « On n’a rien compris à ce qui se passe au sommet de l’État. Pour la première fois, un Premier ministre est nommé, présente le plan d’action qui a été adopté par le Parlement avant d’être limogé trois mois plus tard. Il est remplacé par un ancien Premier ministre qui a été limogé en 2012 de la même manière lorsqu’il a annoncé que le pouvoir a été malmené par la mafia politico-financière».