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Oyahia: L’effondrement du dinar sur le marché parallèle ne freinera pas les décisions du gouvernement

الشروق أونلاين
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D.R
Ahmed Ouyahia, Premier ministre

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia est revenu lundi sur l’effondrement de la monnaie nationale, indiquant qu’elle ne freinera pas le gouvernement dans l’exécution de ses décisions.

Ouyahia semble ne pas accorder énormément d’importance à la chute de la valeur du dinar en dépit des avertissements des experts.

“A quelques mètres d’ici, la devise est échangée dans le marché noir de Square. L’Algérie ne sera pas gouvernée par des rumeurs. Nous exécuterons ce que nous avions décidé”, a-t-il déclaré devant les sénateurs.

“Le prix de la monnaie forte est légalisé par la Banque centrale. Celui qui veut acheter auprès du Square, il n’a qu’à le faire”, a-t-il ajouté.

“Après 3 ans de crise, ça suffit! Si nous n’imprimions pas de l’argent en novembre, nous bloquerions l’économie. Du coup, les membres du parlement, les dirigeants de l’Etat et les salariés ne seront pas payés”, a-t-il alerté.

“Nous n’avons pas d’autre choix. Nos recettes sont diminuées de moitié. L’argent devrait éventuellement être imprimé d’ici trois semaines”,  a fait également savoir le chef de l’Exécutif.

Par ailleurs, il s’est penché sur les décisions prises par le gouvernement à l’effet de faire face à la crise, dont le gel de projets structurants dans les secteurs d’éducation et de la santé.

Il a également précisé que l’Etat n’était pas en mesure de payer les sous-traitants. “Vous avez vu que nous avions gelé les installations dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Plusieurs entreprises ont déclaré faillite”, a-t-il avoué.

“Les projets gelés dans les secteurs de l’éducation et de la santé seront lancés progressivement dans un an ou deux an et demi”, a-t-il rassuré.

“Malheureusement, la situation économique est dangereuse. C’est pourquoi j’ai expliqué les faits de manière audacieuse”, a-t-il expliqué.

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