«Panama Papers»: Lamamra convoque l'ambassadeur de France à Alger
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a élevé, aujourd’hui, une protestation énergique auprès de l’ambassadeur de France, Bernard Emié, qui a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères suite à la campagne de presse, hostile à l’Algérie et à ses institutions, menée en France dans différents médias et à travers d’autres activités publiques.
M. Lamamra «a fait valoir le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse, que l’invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier, a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l’institution présidentielle», indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
M. Lamamra a, dans ce contexte, «souligné la nécessité morale et politique que des autorités françaises qualifiées marquent clairement leur réprobation de cette campagne qui est incompatible avec la qualité et le niveau des relations algéro-françaises», ajoute la même source.
Pour rappel, cette protestation est intervenue à quelques heures seulement après les révélations du quotidien Le monde sur les sociétés offshore détenues par plus de 140 personnalités dans le monde où le quotidien français a publié en sa Une la photo de Bouteflika avec les autres chefs d’Etat en exercice incriminés par les «Panama Papers».
Cela a été considéré par la partie algérienne comme une provocation de la part de ce quotidien, arguant une campagne diffamatrice et manipulatrice menée par ce dernier contre notre pays, car notre Président n’est concerné ni de près, ni de loin par les révélations de ces «bonnes feuilles» qui ciblent l’Algérie à quelques jours de la visite de haut niveau du Premier ministre français à Alger, les 9 et 10 avril.
Malgré les excuses du quotidien dans sa mise au point qui stipule que «contrairement à ce que la photo en Une du Monde du 5 avril ait pu laisser croire, le nom du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’apparaît pas dans les Panama papers», le mal est fait et ne saurait en rien justifier cette cabale contre l’Algérie et son Président bien-aimé.