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Pas de nom “Chakib Khelil” sur la “liste rouge” d'Interpol

الشروق أونلاين
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L'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khelil

La liste rouge publiée récemment d’Interpol ne contient pas les noms de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sa femme et ses deux fils, contre lesquels le procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati a émis un mandat d’arrêt international voici cinq mois.

En revanche,des noms de neuf personnes recherchées par les autorités algériennes figurent sur cette liste. Il s’agit de Mokhtar Belmokhtar, poursuivi pour des griefs liés au terrorisme, rapt de touristes européens, Abdelmoumène Khalifa, Guarira Ali,  Anouar Haddam (ex-leader du FIS-dissous), suivi pour des affaires liées au financement du terrorisme ainsi que Zaouali Fouad. S’ajoutent à ces personnes, d’autres de nationalités différentes réclamées par leurs pays d’origine, à l’image de Ahmed Ibrahim et Ahgarine Baba, réclamés par le Niger,etc. Force est de noter que cette liste suscite moult interrogations à propos de la non-publication d’aucun communiqué à propos du mandat d’arrêt lancé, il y a cinq mois,contre Chakib Khelil, sa femme Nadjet Arafat, ses deux enfants. Une durée qui pourtant serait suffisante pour Interpol,de citer les noms desdites personnes sur sa liste rouge, elle qui a pour mission d’aider les services de Police des États membres d’échanger d’informations relatives au crime.  Tandis que le Directeur général d’Interpol en Égypte, Magdi Chafaï ait déclaré à Echorouk septembre dernier,à l’occasion de la 22e Conférence régionale africaine d’Interpol qu’a abritée la wilaya d’Oran, n’avoir reçu aucun mandat d’arrêt international contre l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil et sa famille, le directeur de la Police judiciaire auprès de la DGSN, Abdelkader Kara Bouhedba a insisté sur la nécessité de généraliser le mandat d’arrêt contre Chakib Khelil et tous ceux dont les noms sont affichés par Interpol, en application des décisions de la justice algérienne. A cet égard,des juristes ont affirmé que le fait de ne pas citer les noms ci-dessus sur sa liste rouge d’Interpol est dû à un “vice de forme” dans la procédure pénale engagée contre Khelil, selon l’article 573 qui stipule que “lorsqu’un membre du gouvernement, un magistrat de la Cour suprême, un wali, un président de cour ou un procureur général près une cour, est susceptible d’être inculpé d’un crime ou d’un délit commis dans l’exercice ou par l’exercice de ses fonctions, le procureur de la République saisi de l’affaire, transmet le dossier, par voie hiérarchique, au procureur général près la Cour suprême qui désigne un membre de la Cour suprême aux fins de procéder à une information”, sachant que les faits retenus contre Khelil remontent à l’époque où il était en poste.Selon des juristes, le statut de Chakib Khelil, en tant que membre du gouvernement au moment des faits retenus contre lui, impose d’être pris en charge par la chambre d’accusation près la Cour suprême et non par le tribunal de Sidi M’hamed.

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