Pas de trêve entre Israël et les groupes armés de Ghaza, cinq morts
Cinq Palestiniens ont trouvé la mort lundi au cours de nouveaux raids israéliens sur la bande de Ghaza, d’où une trentaine de roquettes ont été tirées vers Israël, un cycle de violences qui provoquait l’inquiétude de la communauté internationale.
Au total, 23 Palestiniens ont été tués depuis le début de la confrontation vendredi et plus de 70 blessés.
Un homme de 65 ans et sa fille de 35 ans ont été tués par un raid israélien sur le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Ghaza, selon le porte-parole des services d’urgence dans le territoire palestinien.
Un adolescent de 15 ans avait auparavant été atteint par une frappe aérienne dans le nord de l’enclave côtière, selon la même source. Mais l’armée israélienne a catégoriquement démenti avoir effectué un raid lundi matin dans ce secteur.
Une roquette Grad a touché une zone résidentielle à Ashdod, dans le sud d’Israël, a indiqué le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.
“Plusieurs roquettes ont été tirées vers Sderot et Ashdod. L’une d’entre elles a touché un bâtiment à Ashdod, apparemment un magasin, et provoqué des dégâts”, a précisé M. Rosenfeld.
Une octogénaire a été blessée par des éclats de verre et plusieurs personnes traitées pour commotion, selon des sources médicales israéliennes.
En tout, 31 roquettes et obus de mortier tirés de Ghaza ont touché Israël et sept autres roquettes à longue portée ont été interceptées par le système de défense antiroquettes Iron Dome (Dôme de fer), selon l’armée.
Au total, depuis vendredi, 143 projectiles sont tombés en Israël et 52 autres ont été détruits en vol, selon la même source.
Le général Yoav Mordehaï, porte-parole en chef de l’armée israélienne, a souligné que la grande majorité des tués étaient des combattants de groupes armés palestiniens.
Selon le général Mordehaï, le Hamas, qui contrôle la bande de Ghaza, “ne tire pas, mais ferme les yeux” sur les activités du Jihad islamique et des Comités de résistance populaire (CRP), dont le chef a été tué vendredi par un raid israélien, point de départ de l’actuelle confrontation.
Le Jihad islamique a promis dans un communiqué que sa branche armée allait “poursuivre ses opérations quel qu’en soit le prix”. “A l’escalade nous répondrons par l’escalade”, a-t-il averti.
Le ministre israélien chargé des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a affirmé que ce cycle de violence “se poursuivrait jusqu’à ce que l’autre partie comprenne qu’elle n’a pas intérêt à tirer. Si le calme règne de l’autre côté, il prévaudra aussi du nôtre”.