Pénurie de sucre : l’UGCAA accuse
L’Union générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA) a accusé le ministère du Commerce d’avoir privé le citoyen de la revue des prix de sucre à la baisse incluse dans le décret exécutif fixant le plafonnement des prix de sucre, et la mettre au service des opérateurs économiques.
Les critiques de l’UGCAA interviennent suite à la pénurie enregistrée en matière de sucre en vrac. Ce dernier est le plus demandé par le citoyen. Il est à souligner que ce type de sucre a été remplacé par le conditionné qui se vend à 5 DA de plus par rapport au premier, car ce dernier a un emballage coloré tandis que l’autre a un emballage transparent.
La pénurie inattendue de sucre en vrac sur le marché, s’était sentie juste après la promulgation du décret exécutif fixant le plafonnement les prix et les marges bénéficiaires de sucre et d’huile le 24 mars dernier en fixant la marge bénéficiaire à 8% au profit des producteurs, de 5% pour les importateurs et les grossistes et de 10% en faveur des commerçants en détail.
Au sujet de la disette de sucre, Al-Hadj Tahar Boulanouar, chargé de la communication à l’UGCAA a dit que les opérateurs économiques activant dans la production de ce produit l’emballent au niveau de leurs unités de production puis il sera livré au commerçants de détail en portant leurs propres marques. Ils vendent également des sacs de sucre de 50 Kg à des opérateurs et industriels activant dans la production des biens alimentaires à base de sucre à l’instar des boissans,yaourt…etc.
Selon ce responsable de l’UGCAA, le ministère du Commerce a donné de la chance aux spéculateurs de cacher ce produit à large consommation (sucre en vrac). Selon la même source, ces spéculateurs n’ont pas besoin de subventions contrairement aux citoyens qui avait sensiblement senti la hausse des prix de ce produit. Il a appartient au ministère du Commerce d’enlever les 5 dinars sur les prix fixés du sucre, en vertu du décret exécutif, en vue que les spéculateurs ne bénéficieront pas.
Il convient de souligner que les prix de la viande blanche ont également augmenté de manière injustifiée ces derniers jours. A titre d’exemple, le prix de la volaille avoisine les 300 DA le kilo. Ceci est dû de point de vue de l’UGCAA, à une faible production et au renchérissement des aliments, en dépit des facilitations octroyées par le ministère de l’Agriculteurs au profit des éleveurs.