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Perspectives limitées à la conférence des Amis de la Syrie

الشروق أونلاين
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Les perspectives d’avancées lors de la conférence dimanche à Istanbul des “Amis de la Syrie” sont limitées, du fait de divergences tant dans l’opposition syrienne qu’entre les pays occidentaux ou arabes.

 

“Je suis très réservée et très sceptique sur ce qui va se passer dans cette  conférence. Il me semble qu’il y a un retrait de la communauté internationale  en ce qui concerne la crise syrienne”, estime Agnès Levallois, spécialiste du  Moyen Orient basée à Paris, alors que le régime syrien ne montre aucun signe  qu’il va lâcher prise, plus d’un an après le début de la contestation.

“La bataille pour faire tomber l’Etat en Syrie est terminée une fois pour  toutes et une autre bataille a commencé, celle de la consolidation de la  stabilité et la construction de la nouvelle Syrie”, a ainsi déclaré Damas  vendredi, comme pour signifier aux 70 pays attendus à Istanbul que toute  pression extérieure est vaine.

Le président Bachar al-Assad ignore les appels à l’application immédiate du  plan de règlement de la crise de l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe  Kofi Annan, même s’il a répété jeudi qu’il l’acceptait.

Mieux équipées et plus nombreuses que les insurgés, ses troupes continuent  de bombarder les positions rebelles, au prix de dizaines de victimes chaque  jour.

“Nous craignons que la conférence ne soit pas à la hauteur de nos attentes  et du sang versé en Syrie”, estime Jamal Wadi, un des responsables du Conseil  National Syrien (CNS), qui regroupe une bonne partie de l’opposition.

Face à cette situation, les Amis de la Syrie, qui se réunissent en  l’absence de la Russie et de la Chine, risquent de faire montre d’impuissance,  par manque d’unité et absence de consensus.

Ainsi de l’opposition. Ses différentes composantes se sont réunies toute la  semaine à Istanbul, pour présenter un front uni dimanche.

Dès mardi, la plupart d’entre elles ont reconnu le rôle prééminent du CNS.  Mais le texte a été signé aux termes de laborieuses tractations.

Des factions kurdes l’ont boudé, et certains groupes, comme le Comité de  coordination national pour le changement national et démocratique (CCNCD) qui  rassemble des partis nationalistes arabes, kurdes et socialistes, étaient  absents.

Aussi ne faut-il pas s’attendre, selon plusieurs sources diplomatiques, que  la communauté internationale reconnaisse le CNS comme le seul interlocuteur  syrien légitime.

A Istanbul, les Occidentaux, la secrétaire d’Etat américaine Hillary  Clinton en tête, réitéreront leur soutien au plan de paix Annan. Mais, d’une  certaine façon, ce plan, qui ne demande pas explicitement le départ du  président syrien, les empêche d’en faire plus.

 

 

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