Plus de 1500 détenus ont bénéficié de peines alternatives
Le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, au ministère de la Justice, Mokhtar Felioune a affirmé, lundi, à Alger que plus de 1500 personnes ont bénéficié de peines alternatives plutôt que celles d’emprisonnement…
Felioune a affirmé à Algérie Presse, lors de la conclusion d’une convention entre son administration et le Haut commissariat au développement de la Steppe (Hcds), que les personnes bénéficiaires de travaux d’intérêt général comme alternative à la peine d’emprisonnement ont été casés dans des postes au niveau des APC, hôpitaux ainsi qu’en d’autres secteurs publics. « Cette démarche a été hautement saluée », a-t-il affirmé. Selon, Felioun, cette démarche va non seulement atténuer le surcharge où se trouvent les prisons, mais aussi à permettre à ces personnes de mieux connaître le sens de la responsabilité et de mettre hors contact avec des prisonniers. Il convient de rappeler que la mesure de la peine des travaux d’intérêt général a été incluse dans le Code pénal en 2009 et a été appliquée en janvier 2010. Il est à souligné que 105 contraventions et délits ont été enregistrés, dont leurs auteurs pourraient bénéficier de peines de travaux d’intérêt général au lieu d’une peine de prison et ceci est incluse dans le Code pénal ainsi que dans d’autres lois pénales. Cette mesure permet à l’auteur de contravention ou de délit d’exercer des travaux d’intérêt général sans être payé et à condition qu’il ne soit pas un repris de justice et n’étant pas condamné à une peine de plus d’une année. Force est de souligner, que le détenu a le droit d’accepter ou refuser cette peine de travail d’intérêt général. Et de préciser, le détenu est condamné à exercer ce travail pendant 2heures de temps pour un jour d’incarcération. A titre d’exemple, un détenu condamné à un mois de prison ferme doit travailler pendant 60 heures. Soulignons que cette mesure permet aux inculpés de rester près de leur famille et d’exercer leurs travaux, sauf dans le cas où ils désobéissent et refusent d’exercer ce travail. A cet égard, le détenu sera condamné à purger sa peine de prison prononcée par le juge. Soulignons, enfin, que cette mesure n’est pas applicable à des personnes âgées de moins de 16ans.