Pour éviter le casse-tête chinois : Des écoles privées pour apprendre la langue chinoise
L'alphabet chinois
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Il n’est plus étonnant de voir sur les murs de la capitale des affichettes annonçant l’ouverture d’école privée donnant des cours de langue chinoise. A Alger, les deux communautés algérienne et chinoise semblent bien avoir admis la nécessaire cohabitation au point de vouloir comprendre l’autre. Le commerce aidant, beaucoup d’algériens ont fini par apprendre « à la volée » quelques bribes de chinois. A leur tour, ces derniers, fournissent des efforts pour apprendre l’arabe « algérien » et se mettre à baragouiner des phrases, histoire de tisser des liens commerciaux entre vendeurs et clients. Certes, le recours à des vendeuses algériennes a permis d’établir un semblant de contact mais beaucoup reste à faire aux yeux de ces immigrés. Et c’est de plus en plus courant et presque devenu à la mode, compte tenu de l’influence chinoise qui se fait de plus en plus remarquée à Alger ou « les relations entre Chinois et Algériens vont de mieux en mieux ». « Deux mariages ont été célébrés il y a quinze jours entre des Chinois et des Algériennes », souligne un porte-parole de l’ambassade chinoise. « Des dizaines de milliers de Chinois travaillent depuis une dizaine d’années en Algérie où certains se sont installés, mais la plupart vivent toujours à l’écart de la population en raison, notamment, du handicap de la langue». Près de 30.000 Chinois vivraient en Algérie, coupés du monde par le seul problème de communication.