Pour parer aux intoxications alimentaires, les autorités prennent des mesures draconiennes : les restaurants de la « rahma » sous haute surveillance
Une série de mesures préventives viennent d’être prises par le ministère de la santé en coordination avec les services du ministère du commerce à l’effet de contrôler la qualité des repas servis dans les restaurants Rahma sous les auspices des associations de bienfaisance nonobstant le croissant rouge algérien qui envisage d’ouvrir, à lui seul, durant le mois sacré, 220 cantines réparties à travers le territoire national.
Les appréhensions du ministère de la santé viennent du fait que le mois de Ramadan coincide cette année avec la saison estivale propice à la prolifération des intoxications alimentaires. Pour sa part, le ministère de la solidarité a prévu la délivrance par les autorités communales d’autorisations préalables à l’ouverture des cantines. Le secrétaire général du croissant rouge algérien, M. Lahcène Bouchakour a révélé que sur les 220 restaurants prévus, treize seront implantés dans la capitale. Les repas servis seront, selon lui, soumis à un contrôle des plus rigoureux. La nouveauté cette année est que des repas chauds vont être servis au niveau des gares routières au profit des passagers et autres voyageurs. Les repas seront transportés, ainsi, à bord de camionnettes adaptées. Sur un autre plan, l’agence nationale du don du sang prévoit durant le mois sacré une vaste campagne de collecte au niveau des mosquées. Un nombre important de camions seront déployés ce mois de ramadan et resteront opérationnels, chaque soir, dés la prière des tarawih jusqu’à une heure du matin. Le représentant de l’agence nationale du don du sang M.Kezzal a révélé à ce sujet que 10 % de l’ensemble de la collecte annuelle du sang s’effectuait durant le mois sacré soit 36.895 litres ce qui représente, à peine, la consommation d’un mois. C’est pourquoi, le ministère de la santé est sur le point de lancer une vaste campagne de sensibilisation à travers les médias lourds et le concours des opérateurs de téléphonie mobile (SMS). Sans oublier, bien sûr, le rôle des mosquées à l’effet d’amener les citoyens à offrir leur sang durant le mois sacré du ramadan.