Près de 6000 médecins algériens exercent en Hexagone !
Un récent rapport du Conseil de l’ordre des médecins français a révélé des chiffres ahurissants concernant la fuite de médecins algériens pour rejoindre les structures de santé françaises, représentant 25% des médecins étrangers exerçant dans ce pays.
Selon le rapport du Conseil de l’ordre des médecins français, rendu public jeudi, 43% des médecins étrangers exerçant en Hexagone sont originaires du Maghreb, dont les Algériens représentant 25%, soit 5900 médecins, suivis des marocains avec 11.5% et les Tunisiens à 701%. Ces statistiques concernent les médecins algériens nés en Algérie.
D’après le même document, la moyenne d’âge des médecins algériens établis en France est de 56 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes; en notant que les Algériens préfèrent plutôt travailler en tant que de salariés, contrairement aux Tunisiens qui exercent en libéral.
En outre, il note que 71.7% des médecins algériens inscrits en France ont obtenu des diplômes délivrés par les universités hexagonales, ce qui signifie que les universitaires algériens qui rejoignent les facultés de médecine en France préfèrent s’y installer, que de revenir en Algérie tandis que ceux ayant suivi des études en Algérie et ensuite en France ne représentent que 0.6%.
En termes de spécialité, 41% des médecins algériens établis en France sont des psychologues et que 59.3% des médecins généralistes algériens exerçant dans ce pays sont détenteurs de diplômes algériens.
55.7% des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation sont diplômés dans ce pays européen, contre 43% ayant eu des diplômes algériens. 24.3% des chirurgiens étrangers en France sont originaires d’Algérie, dont 61% sont titulaires de diplômes français contre 38% ayant des diplômes algériens, selon toujours le même rapport. Les ophtalmologues, médecins généralistes et gynécologues algériens représentent respectivement 36%, 21,5% et 15% des médecins étrangers travaillant en France.
Selon le même rapport, le départ des médecins algériens en France s’est spectaculairement intensifié notamment entre 2000 et 2010, où l’on enregistre près de 31% des médecins algériens contre 25% au cours de ces quatre dernières années, tandis que ce taux ne représentait que 14% dans les années 1990, où le pays était en pleine crise.