Présidentielle: Les illusions perdues d’Eric Zemmour
Après avoir rêvé du second tour a l’automne, Eric Zemmour est brutalement retombé sur terre dimanche soir, donné en quatrième position autour de 7 % des voix, avec comme lot de consolation la débandade historique de la LR Valérie Pécresse.
Manifestement ému devant ses partisans réunis a la Maison de la Mutualité a Paris, le candidat d’extrême droite a appelé ses “électeurs a voter pour Marine Le Pen”, au nom de la lutte contre l’immigration. Il avait pourtant tout au long de la campagne assurée que sa rivale du RN n’avait “aucune chance” de l’emporter face a Emmanuel Macron.
Dans la salle, des larmes, des regrets et des militants “choqués”, comme Tanguy David, un jeune partisan déja habitué aux plateaux télé.
Vieux routier de la “droite hors les murs”, Paul-Marie Coûteaux se désole d’un score “rachitique” pour le candidat Reconquête !. “C’est la conséquence de l’inexpérience. Il y avait trop de jeunes, souvent les amis de Sarah (Knafo)”, la compagne et stratège d’Eric Zemmour, glisse-t-il a l’AFP.
Mais “LR est mort”, poursuit-il pour se consoler, alors que Valérie Pécresse est huée.
S’il a mobilisé ses troupes dans des meetings pleins a craquer, Eric Zemmour n’est pas parvenu a “renverser la table”, ni a perturber le duel annoncé entre Emmanuel Macron et Marine le Pen.
Condamné a plusieurs reprises par le passé pour provocation a la haine raciale, l’ancien polémiste de CNews n’a pas dévié de sa ligne radicale en se lançant en politique: c’est le seul candidat a avoir fait campagne sur la théorie complotiste du “grand remplacement” des populations européennes par une population d’origine étrangère ou a dire que l’islam et l’islamisme, “c’est la même chose”.