Procès de Chirac: Je n'ai “commis aucune faute, ni pénale, ni morale”
La défense de Jacques Chirac au procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris a lu vendredi la déclaration qu'aurait faite l'ex-président français s'il s'était présenté devant ses juges, dans laquelle il dit n'avoir “commis aucune faute, ni pénale, ni morale”.
“Ce procès montrera que je n’ai rien fait qui soit contraire à la probité et l’honnêteté”, selon cette déclaration lue par Me Jean Veil. “Il n’y a eu ni enrichissement personnel, ni système”.
“Je veux que ce procès soit celui de la responsabilité et de la vérité”, poursuit le texte. “Ce n’est pas à tel ou tel collaborateur de rendre des comptes, j’ai été leur maire, leur chef, c’est à moi et moi seul d’en assumer la responsabilité”.
“Je n’ai commis aucune faute, ni pénale, ni morale”, ajoute l’ex-chef de l’État, qui a été dispensé d’assister à son procès devant le tribunal correctionnel de Paris pour raisons de santé.
Jacques Chirac est jugé depuis le 5 septembre, notamment pour “détournement de fonds publics”, pour 28 emplois présumés fictifs, payés par la Ville de Paris lorsqu’il en était le maire (1977-1995) et qui auraient bénéficié à des proches ou à sa formation politique, le RPR (prédécesseur de l’actuel parti majoritaire de droite UMP).
Le parquet de Paris a requis mardi sans surprise la relaxe de l’ancien président, évoquant un “manque de rigueur” mais pas un “système frauduleux”.