Projet de création d’une sélection Algéro-égyptienne
Le directeur général d’Echorouk a proposé hier la concrétisation d’une charte de travail et d’honneur pour la presse algérienne et égyptienne, fixant les règles d’éthique professionnelle auxquelles doivent se conformer les journalistes. Ali Fodhil a en même temps suggéré la création d’un comité restreint composé de journalistes algériens et égyptiens afin de combattre certaines parties qui saisissent la conjoncture pour envenimer les relations interarabes.
- Cette initiative permettra notamment des échanges entre la presse des deux pays a estimé Ali Fodhil qui a par ailleurs critiqué la façon dont certaines chaînes satellitaires abordent l’évènement footballistique du 14 novembre.
- Le directeur général du journal, qui a rencontré une délégation de la presse égyptienne, s’est dit navré de l’absence du journal égyptien Echorouk qui n’a pas répondu à l’invitation de son homologue algérien pour l’échange des pages sportives.
- À l’aune de cette rencontre, Echorouk a été chargé de former une sélection algéro-égyptienne pour jouer contre d’autres équipes étrangères, à tour de rôle, en Égypte et en Algérie. Un projet similaire devrait être lancé en égypte.
- Mohammed Remah du journal Al Ahram, lui, a critiqué la presse sportive qui a franchi la ligne rouge et se permet d’écrire n’importe quoi attisant la passion des jeunes qui sont les premiers lecteurs de cette presse. L’obtention facile de l’agrément en Égypte n’est pas pour arranger la situation, d’autant que la rédaction n’est pas toujours contrôlée et encore moins objective, selon Remah.
- L’initiative algérienne pour enterrer la hache de guerre brandie par la presse, est saluée par Mabrouk Abdel Mounaim de la radio Sawt Al Arab, ainsi que Mohammed Ismail d’Al Djoumhouria. Ils ont souligné qu’un match de 90 minutes ne peut entamer les bonnes relations qu’entretiennent les deux pays voisins, et quoi qu’il en soit, une des deux équipes ira représenter les arabes au Mondial.
- Globalement, les journalistes algériens et égyptiens ont invité la presse sportive à calmer les passions, à promouvoir le fair-play et à ne pas nuire aux relations bilatérales pour un match de football. Ils ont également appelé à établir des programmes communs et à développer les échanges entre les deux pays dans le domaine de la presse.
- Dans son intervention, le directeur général d’Echorouk a indiqué que le climat tendu actuellement n’est pas l’œuvre de vrais journalistes, mais ce sont des parties qui ont choisi de perturber les relations entre des pays frères. Echorouk qui, dès le départ, a œuvré à atténuer les tensions espère assister à un rendez-vous festif le 14 novembre prochain.