Rabah Saadane se confie à Echorouk: Nous serons prêts !
L’équipe nationale devra se passer des services du trio Bezzaz, Saïfi et Bouazza pour la rencontre de demain, lundi, contre son homologue angolaise.Saadane a abordé, lors de son entretien téléphonique avec Echorouk depuis l’Angola, ce sujet ainsi que beaucoup d’autres points qui ont fait couler pas mal d’encre.
- Echorouk : Quelles sont les dernières nouvelles de l’équipe algérienne ?
- Saadane : Dieu merci, tout va bien et nous nous préparons dans une ambiance adéquate. Aujourd’hui, le défenseur Antar Yahia a été honoré par MBC, ce qui a suscité la joie des joueurs qui forment une famille.
- Echorouk : Confirmez-vous que le trio Bezzaz, Saïfi et Bouazza ne participera pas à la rencontre contre l’Angola ?
- Saadane : Effectivement, les trois sont blessés :Bezzaz au genou, Saïfi au muscle et l’on attend le verdict du médecin pour Bouazza car sa blessure est bénigne.
- Echorouk : À quoi sont dues ces blessures ?
- Saadane : Le terrain du stade du 11 novembre où nous évoluons nous donne du fil à retordre car inadéquat au football. Je profite d’ailleurs pour lancer un appel à la Fédération Africaine de Football pour trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard.
- Echorouk : Et quelle serait la solution pour l’absence des joueurs blessés ?
- Saadane : C’est dur, mais je veillerais à les remplacer du mieux possible.
- Echorouk : Et qu’en est-il de Antar Yahia et de Mourad Megheni ?
- Saadane : Ils sont complètement remis, mais ils seront sur le banc des remplaçants, car ils ne sont pas au mieux de leur forme.
- Echorouk : Avec tous ces problèmes physiques, comment appréhendez-vous le match avec l’Angola ?
- Saadane : Difficile ! Nous affronterons 11 joueurs, 50 mille spectateurs, la chaleur et l’humidité mais nous jouerons pour gagner, nous en avons les possibilités.
- Echorouk : Des informations font état de tracasseries avec la population angolaise. Qu’en dites-vous ?
- Saadane : Je démens formellement. La population est très pacifique et nous n’avons aucun ennui tant à l’hôtel que sur le terrain.
- Echorouk : Certains ont réclamé la coupe avant même le déplacement à Luanda, mais vous avez toujours assuré que la mission était difficile ?
- Saadane : Je connais la situation africaine et je n’admets pas qu’on puisse me réclamer la coupe d’Afrique. J’ai souvent déclaré que notre équipe était en préparation pour le futur, la preuve en est tous les problèmes que nous rencontrons.
- Echorouk : Vous avez, lors de votre passage sur les ondes de la Radio Nationale, violemment critiqué la presse présente à Luanda. Pourquoi cela ?
- Saadane : Vous devez savoir qu’il s’agit de deux journalistes femmes seulement, les autres nous ayant fortement encouragés et soutenus contre vents et marées. Le problème avec la presse a débuté lors du stage en France par la critique du staff technique. Il était temps que le public sache la vérité.
- Echorouk : La réaction de la presse a été violente et les journalistes vous ont tourné le dos avant-hier ?
- Saadane : Je ne comprends pas cette réaction des journalistes algériens à l’égard de l’équipe nationale.
- Echorouk : Des joueurs ont fait des déclarations à la presse étrangère et évité nos journalistes, ce qui a quelque peu vexé ces derniers ?
- Saadane : Je n’ai pas demandé aux joueurs de ne pas faire des déclarations, c’est une réaction naturelle aux critiques qu’ils ont essuyées après la défaite face au Malawi. Sincèrement, je souhaite que la situation se normalise avec la presse car nous œuvrons tous pour l’Algérie.
- Echorouk : On parle beaucoup de la défection de Lemouchia à Luanda. Son parcours avec l’équipe nationale serait-il fini ?
- Saadane : Je lui ai donné le feu vert et les portes lui restent ouvertes après la CAN, car il a beaucoup apporté aux Verts.
- Echorouk : Le peuple algérien est dans l’expectative d’un rebond face à l’Angola, que pouvez-vous lui promettre ?
- Saadane : Nous ferons tout notre possible pour vaincre et honorer l’Algérie.