RCD: Sellal se substituera prochainement à Bensalah au Sénat
Dans sa lecture du remaniement ministériel, opéré jeudi dernier par le président de la République, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a parlé d’un mécanisme visant la pérennité du système en place estimant qu’un scénario identique se dessine au sommet du pouvoir.
Lors de son allocution prononcée en marge d’ouverture des assises nationales des jeunes du RCD, son président, Mohcine Belabbes a dit que « l’Algérie se débat dans une crise politique qui s’éternise. Si le mal originel trouve son explication dans le détournement de la volonté populaire, la crise s’aggrave à cause de l’entêtement de la vieille garde du régime à s’agripper au pouvoir et à refuser l’alternance y compris au profit des cadres de leur propre famille politique ».
« Depuis des dizaines d’années qu’on nous sert les mêmes slogans sur les jeunes sans que des perspectives ne leur soient ouvertes », déplore-t-il.
« Ils veulent réviser la Constitution juste pour introduire d’autres mécanismes qui leur permettent de maintenir le système en place comme ils l’ont fait une fois de plus lors de l’amendement de 2008 », soutient-il.
Pour lui, le remaniement opéré jeudi dernier entre dans le cadre de la recherche à la pérennité du système en place ajoutant que « l’âge moyen des ministres a augmenté de trois ans et le nombre de femmes ministres est réduit ».
« Un des scénarios sur lesquels ils (décideurs) travaillent est celui de retirer l’actuel président du RND de la présidence du Sénat, Abdelkader Bensalah, pour lui substituer l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal à l’occasion du renouvellement du tiers des membres du Conseil de la nation », estime-t-il.
« Les premiers dirigeants des plus importantes institutions de l’Etat sont tous des personnes âgées […] cela se passe dans un pays où plus de 70% de sa population sont des jeunes », fait-il remarquer.
« Le dépassement de la crise passe nécessairement par l’alternance au pouvoir et l’abandon des vieilles recettes de recyclage des décideurs qui ne renoncent pas à essayer encore et encore à s’imposer par la répression, la corruption et les fraudes électorales», juge-t-il.