Réconciliation nationale: les repentis implorent Bouteflika
Des terroristes repentis ont appelé le président de la République Abdelaziz Bouteflika à adopter une série de mesures visant à éliminer leurs souffrances et éviter les représailles des futures générations.
En se considérant comme « victimes de la tragédie nationale », les terroristes repentis ont tenté de d’implorer le président de la République, en revendiquant auprès de lui la mise en œuvre d’un ministère chargé de la tragédie nationale qui ouvrira une porte vers une amnistie générale afin d’encourager ceux qui se trouvent encore dans les maquis à se repentir. Pour eux, il est injuste de qualifier ceux qui ont pris les armes de terroristes, ils sont victimes de la tragédie nationale.
Dans une correspondance -dont une copie est parvenue à notre rédaction- intitulée « troisième lettre pour l’initiative pour la paix et la Réconciliation nationale », les initiateurs ( 9 repentis ayant bénéficié de la Réconciliation nationale ) ont dévoilé qu’ils ont pris les armes pour défendre leurs droits bafoués ainsi pour accomplir un devoir légitime visant à préserver l’intérêt du pays.
Ces derniers qui ne cessent de se considérer comme victimes de la tragédie nationale, se sont notamment déclarés « victimes de hogra, marginalisation et de privation », chose qui les a incité à implorer le Président de trouver une solution urgente. Les repentis ont notamment exprimé leur volonté de soutenir le pouvoir afin de hisser l’initiative de la Réconciliation nationale.
Les signataires de la lettre ont notamment réclamé la réintégration des terroristes repentis dans leurs postes de travail. Ce droit doit être inscrit dans la future Constitution pour sceller une véritable réconciliation. Les initiateurs ont également exigé la délivrance d’actes de décès aux terroristes tués par des forces de sécurité.