Recours sur les refus de visas: Des milliers d’algériens arnaqués
Des milliers d’algériens ont du mal à digérer qu’ils ont été escroqués par un pseudo bureau d’intermédiation pour l’obtention d’un visa Schengen. Ils ont en fait déboursé beaucoup d’argent pour introduire des recours illusoires suite à un refus de demandes de visa. Quelle fut leur surprise en apprenant que l’ambassade de France ne reçoit les recours que depuis le 5 avril ! Pourtant, le bureau en question exigeait un dossier bien fourni qui est ensuite transmis, prétendait-on, à l’ambassade de France !
- Des dizaines de victimes commencent à déposer des plaintes contre le responsable du bureau d’intermédiation pour escroquerie. Ces démarches ont été entreprises, selon les avocats de certaines victimes, après la décision des Etats Schengen de permettre l’introduction de recours pour ceux dont les demandes ont été rejetées. Le hic, c’est que beaucoup pensaient que les recours étaient déjà permis auparavant, et prenaient la peine de reconstituer un nouveau dossier et de payer à nouveau des frais de l’ordre de huit mille dinars.
- La nouvelle loi adoptée par le Parlement et le Conseil Européens en juillet 2009 est venu démasquer certains escrocs qui n’hésitaient pas à se faire du beurre sur le dos des demandeurs de visas. La mesure inhérente à la possibilité de déposer un recours vient donc d’entrer en vigueur. Les frais dans ce cas là sont symboliques et en deçà de ceux de la demande de visa initiale.
- Certaines victimes de la supercherie ont déposé leurs recours plus d’une fois, et ont enregistré, bien sûr, à chaque fois un nouveau refus. Leurs dossiers n’ont jamais quitté les tiroirs du bureau d’intermédiation.
- Elles saisissent aujourd’hui la justice, présentant leur reçu de paiement des frais, qui de surcroit date d’avant la décision des Etats européens de permettre les recours.
- Les sources d’Echorouk indiquent par ailleurs que le bureau en question a tenté d’obtenir un agrément auprès des ambassades d’autres pays d’Europe, en plus de la France, pour élargir son activité.
- A noter que la France refuse le visa à 80 mille algériens annuellement.