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Recul de production de la tomate industrielle : les banques en seraient la cause

الشروق أونلاين
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Les opérateurs économiques ( producteurs et transformateurs ) activant dans le secteur de la tomate industrielle dans les wilayas de Annaba, El Tarf, Skikda, Guelma et Mila rejettent la responsabilité du recul de la production nationale de 90 % sur les banques…

 

Les producteurs et transformateurs de la tomate industrielle dans les wilayas de l’Est du pays attribuent le recul de la production nationale à hauteur de 90 % aux banques qu’ils accusent de lenteurs et de bureaucratie. Selon eux, les institutions financières n’ont pas mis en œuvre les dernières décisions prises lors du dernier Conseil des ministres dans le volet consacré au secteur de la tomate industrielle. Les opérateurs ont indiqué que ce conseil a recommandé d’octroyer des prêts bancaires aux unités de production et de transformation de la tomate industrielle, cependant sur le terrain rien n’a été fait.  Par conséquent, ils prévoient que la saison actuelle risque d’être compromise, si des mesures d’urgence ne sont pas prises. Les opérateurs économiques regrettent par ailleurs le « gaspillage » de plusieurs milliards de dinars dans l’importation de ce produit de l’étranger, alors que notre pays dispose de toutes les potentialités, tant humaines que matérielles,  pour couvrir les besoins nationaux en la matière.

Dans le passé, la wilaya d’El Tarf produisait, à elle seule, plus de 50 % des besoins nationaux en tomate de conserve. Les producteurs et transformateurs  estiment que les facteurs naturels, agricoles et techniques dont disposent les wilayas sus-citées permettront  de produire 160 000 tonnes de tomate industrielle, soit le double des besoins nationaux en tomate conservée. Ils expliquent, en outre, que ce secteur pourrait créer plus de 140 000 postes de travail directs.

Les opérateurs économiques activant dans la tomate industrielle estiment que la mauvaise exploitation des capacités de production ont conduit à la fermeture de 13 unités de production et de transformation de la tomate dans les wilayas d’Annaba, Skikda, Guelma et Mila. Outre la fermeture de ces unités, pas moins de 140 000 postes de travail ont été perdus à cause du rétrécissement de la superficie consacrée à ce secteur. En effet, la superficie consacrée à la culture de la tomate industrielle, qui était de 8 000 hectares, il y a cinq  ans, n’est que 2 300 hectares actuellement…

 

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